Parra renaît de ses cendres

Une centaine de places à l’abri de la rue et au frais grâce à l’air conditionné attendent qu’on redécouvre ce resto-bistro au style très cuisine française.
Photo: Pascal Ratthé Une centaine de places à l’abri de la rue et au frais grâce à l’air conditionné attendent qu’on redécouvre ce resto-bistro au style très cuisine française.

Il y a quelques mois de cela, on criait misère après l'incendie qui a malheureusement ravagé Parra, l'ancien restaurant de la rue Saint-Charles, à Longueuil. Puis, avec les beaux jours, un tout nouveau restaurant Parra a fait son apparition. Un décor repensé, moderne et tout de blanc vêtu, embelli par de larges miroirs, lui permet de prétendre s'affirmer dans un coin où la gastronomie fait défaut.

Une terrasse adjacente au resto s'anime au moindre rayon de soleil malgré le tintamarre de la rue Saint-Charles. Après tout, c'est l'été, et l'été, on aime les terrasses!

Une centaine de places à l'abri de la rue et au frais grâce à l'air conditionné attendent qu'on redécouvre ce resto-bistro au style très cuisine française. Tartare, confit de canard, cervelle de veau et saumon trônent parmi le grand choix de la carte.

Si on offre le nécessaire utile aux convives, rien de particulier n'embellit toutefois la table, malgré la présence d'une coutellerie de qualité. Le midi, des serviettes de papier et du pain précuit très ordinaire suscitent quelques interrogations. Le soir, on offre cependant des serviettes de tissu et on feutre l'ambiance.

Confortablement assis, j'attendais mon invitée du jour, qui habite Longueuil, travaille à Longueuil et sort habituellement dans les restaurants ou les petits cafés de Longueuil. Le grand et beau menu de cuir qu'on nous a apporté nous laissait l'embarras du choix. Comme dans bon nombre d'établissements, on offre chez Parra une table d'hôte avec choix de salade ou de soupe du jour. Une salade de tomate au basilic et une soupe au brocoli faisaient partie de la proposition du jour.

Été comme hiver, je suis toujours surpris de la popularité des soupes qu'on sert dans les restaurants. Selon les restaurateurs, il semble d'ailleurs que les soupes froides comme les gaspachos, les soupes au concombre et les potages rafraîchissants ne soient pas toujours populaires. En fait, cela prouve que nos habitudes de consommation démontrent que nous sommes définitivement plus tournés vers le nord que vers le sud.

Geneviève était déjà venue dans le défunt restaurant Parra. Rien de comparable sur le plan décoratif, m'a-t-elle avoué. Pour la cuisine, nous allions découvrir ensemble, pour commencer, la mousse de foie de volaille au porto et la salade de tomate au basilic, qu'on a apportée avec le plus grand soin.

Joliment présentée sur des croûtons grillés, la mousse de foie de volaille était décorée d'hémérocalle et d'une petite feuille de laitue. Légèrement amère, la mousse, disposée en forme de quenelle, aurait gagné à avoir une texture plus fine. Rien à dire à propos de la salade de tomate, accompagnée d'une vraie bonne vinaigrette que bien peu de restaurants savent servir.

En plat du jour, on proposait une brochette d'agneau aux herbes (15 $), un plat qui me convient fort bien puisque je suis amateur d'agneau (et encore plus lorsqu'il provient des Éboulements, de la ferme des Cadieux en particulier, ce qui n'était pas le cas ici).

Geneviève fait partie de cette part de plus en plus nombreuse de convives allergiques. Elle doit à chaque moment s'assurer du contenu des recettes, qui ne doivent en aucun cas comporter de produits laitiers.

La salade océane (13 $) que le menu nous proposait était composée de légumes, pétoncles, crevettes et saumon. Un méli-mélo fort acceptable et bien dosé. La juste cuisson du poisson, des mollusques et des crustacés semblait fort bien convenir à mon invitée, de plus en plus heureuse de redécouvrir son resto de quartier.

Bien que la viande ne provienne pas de la ferme éboulmontaise, la brochette d'agneau était bien cuite et tendre. Accompagné d'une bonne purée de pommes de terre et de petites tomates cerises confites, l'ensemble se mariait fort bien avec un jus délicatement aromatisé aux herbes.

Dans le même habit de cuir, la carte des vins proposée est très correcte et saura satisfaire les exigences des amateurs de bons vins. Un choix éclairé de vins servis au verre complète la carte. Pour nous, point de vin, plutôt un repas arrosé d'eau minérale.

Une très bonne mousse au chocolat a complété ce retour fort agréable chez Parra, le tout avec un service courtois et avenant, sans surcharge inutile.

Prix payé pour deux personnes, vin, taxes et service non compris: 50,08 $.

- Plus: le nouveau décor et les prix fort acceptables des plats proposés.

- Moins: la qualité du pain et les serviettes de papier.

Parra, 181, rue Saint-Charles Ouest, Longueuil, tél. (450) 677 3838

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Les nappes du mois

Resto Club Vacances Les Îles - 377, route 199, Grande Entrée, tél. (418) 985-2833

Le resto du Club Vacances ne laisse personne indifférent. La cuisine simple mais de bon goût plaît aux vacanciers et témoigne d'une grande fraîcheur. La mousse de homard, les soupes maison et les coquilles de pétoncles à la Saint-Jacques sont de pures merveilles. À découvrir aussi, les galettes de morue et les paniers qu'on prépare pour vous pour une journée de plein air.

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Chez Diane - 355, chemin Petitpas, Cap-aux-Meules, tél. (418) 986-4686

Diane est la Janette Bertrand des Îles. Dans ce club de femmes extraordinaires, la gentillesse est de mise, tant dans la cuisine que dans la salle à manger, et tout est affaire de femmes. Le résultat: une cuisine maison bien faite et goûteuse, préparée avec les produits de la place que Diane sait trouver: le rouleau de Pied-de-Vent, la chaudrée de poissons, le pot en pot ou encore l'excellente morue grillée.

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Aux pas perdus - 169, chemin Principal, Cap-aux-Meules, tél. (418) 986-5151

Mi-bistro, mi-resto, l'établissement situé devant le quai des traversiers est charmant et recherché. Parfait pour casser la croûte, on y offre des beignets de morue à la sauce mayonnaise et harissa , des burgers de requin mariné, servis avec des frites qui n'ont pas le côté industriel du fast-food, ainsi que des bières de microbrasseries et un gâteau au fromage et aux framboises.

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Domaine du Vieux Couvent - 292, route 199, Havre-aux-Maisons, tél. (418) 969-2233

Certainement le plus bel hôtel des lieux, avec une des meilleures cuisine de l'heure. Les moules au Pied-de-Vent que prépare Évangéline sont remarquables, tout comme le flétan au fenouil et les jarrets d'agneau braisés avec des pommes des prés (canneberges). Une belle cuisine qu'on déguste entre des murs historiques et devant la mer.

Collaborateur du Devoir

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