​Gourmandises de moines et moniales

Il y a une semaine sortait, en France, un guide qui sort de l’ordinaire: Le guide gourmand des abbayes (Éditions du Chêne), ou comment découvrir des lieux de culte où la gourmandise n’est pas vue comme un péché.

Il y a quelques années était sorti le Guide Saint-Christophe, un guide de l’accueil et des séjours spirituels en France et en Europe. On y avait découvert des lieux qui faisaient aussi bien dans l’accueil spirituel que laïque.

Ce fut tout de suite un gros succès, notamment pour ceux et celles qui recherchaient un peu de sérénité. Les chambres étaient simples, mais confortables, et le silence était de mise — entrecoupé par des chants grégoriens. Les prix étaient très bas et on demandait aux passants d’aider à la besogne maraîchère.

Les repas étaient très simples, allant de la soupe aux légumes aux ragoûts les plus divers. Ce qu’on ne savait pas, à moins de tomber dessus, c’est que les moines et moniales étaient des faiseurs de gourmandises.

Avec ce guide, on a donc droit à un tour de France touristique des abbayes gourmandes.
À travers les quatre grands circuits touristiques que sont le Sud-Ouest, le Sud-Est, le Nord-Ouest et le Nord-Est — Île de France, on y découvre bonbons, miel, fromages, charcutailles, huiles et fruits confits.

On s’aperçoit également que ces lieux de la chrétienté font ces gourmandises pour survivre et venir en aide aux démunis.

Comme pour le Guide Saint-Christophe, le Guide gourmand des abbayes ne vise pas spécialement une clientèle parachutée sur les pas de Jésus. Ce sont plutôt des quidams ayant besoin d’un peu de vérité dans les mets présentés. Les prix sont moins chers qu’au supermarché du coin.

Dans ce guide, on raconte l’abbaye par son menu, depuis les débuts de son architecture et de son histoire.

Je me souviens du marché d’Aix-en-Provence, où deux moniales vendent chaque samedi des fleurs de tournesol, de la lavande, du miel, des fruits et des légumes. Tout cela sortant du jardin.

Et inutile de faire son signe de croix pour rendre la monnaie. J’achète toujours ma lavande chez elles.
1 commentaire
  • Pierre Bédard - Inscrit 2 mars 2014 17 h 16

    Merci.

    J'apprécie ces approches moins conventionnelles de pouvoir découvrir des perles un peu partout. Merci M Kiefer de ous les partager. Le tourisme différent que vous avez l'habitude de proposer est tellement rafraîchissant! Même sans avoir de réponse à des interrogations qu'on vous fait, on ne vous en tient pas rigueur (cf une demande faite il y a un an au sujet d'une excursion italienne; excursion que votre non-réponse nous a incités à rendre exceptionnelle: merci pour votre silence d'alors, c'était probablement la meilleure réponse!).
    Bonne continuation.