Hôtel Swann à Paris: du côté de chez Proust

Photo: www.hotel-leswann.com
Il y a les pros et les anti-Proust. Ceux qui rivalisent de finesse à travers des phrases sans fin ou ceux et celles qui jettent le manuscrit à la centième pages.

Et ce ne sont pas simplement les Français qui tripent sur l’œuvre proustienne. Un symbolisme que souvent les étrangers acclament et que les hexagonaux rechignent.

Patrick Alexander, un Américain bon teint, passe sa vie à promouvoir l’œuvre de Proust sur Internet.

En Allemagne, c’est la Marcel Proust Gesellschaft qui est en point de mire.

Aux États-Unis, c’est Larry Bensky qui est à la tête dans la vallée de l’Hudson de la très sérieuse Radio Proust.

De colloques en pèlerinages, Proust devient immense. Tous les ans, au mois de mai, elle voit revenir pour la Journée des Aubépines, un rituel indexé sur la floraison des plantes, dont la tradition fut lancée par Robert, le frère de Marcel. Les proustiens se réunissent à Illiers-Combray pour un pèlerinage quasi religieux.

Au Japon, aussi, en Italie, au Canada.

Et maintenant à Paris, où est né l’hôtel Swann.

Un peu plus de 80 chambres réparties sur 6 étages, qui témoignent de plusieurs univers proustiens. Verdurin, Venise, Combray, Balbec, Faubourg St Germain et peintres tous cités par Proust.

Le lobby de l’établissement a été transformé en bibliothèque proustienne. 500 ouvrages dont 300 titres différents dans beaucoup de langues.
Dans chacune des chambres , un texte en français encadré (traduit en anglais) situe l’écrivain dans l'œuvre, illustré d'une aquarelle. Gravé sur la cloison vitrée de la salle de bain, il y a le manuscrit d'une lettre de Proust, et sur les tables de nuit, incrustée, l'une de ses plus célèbres photographies.

HOTEL Best Western le Swann
15 rue de Contantinople 
Paris 75008
Les prix ne sont pas donnés. 240 euros par nuit. Cela remplit un quart de bibliothèque proustienne à la maison.

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