Des punaises et des chiens

Photo: dusaurin.com

La punaise de lit est arrivée au Québec vers les années 2000. Qu’on soit dans un hôtel 5 étoiles ou un taudis pas d’étoiles, la punaise est quelquefois reine du matelas.

Aujourd’hui, un label refait la vie — et surtout la mort — de la bestiole.

À New York, le Waldorf Astoria a combattu la punaise dans des lits à 375 $ la nuit. Cela fait cher la punaise.

Au Québec, des hôtels de tout acabit ont vu également arriver la bibitte à l'intérieur des matelas pour se faire une couchette. Difficile à repérer, car les plus grosses rivalisent de taille avec la moitié d'un pépin de pommes.

On appelle l’exterminateur qui quitte la souris pour aller à l’assaut des punaises et des coquerelles. Mais le mal est fait, les sentiers sont tracés.

Depuis quelques années, Pierre-Martin Jaubert s'est trouvé une spécialité: la prévention parasitaire.

On peut l’appeler quand la punaise est établie, mais c’est mieux de l’appeler pour savoir si on en a ou si on a un terreau propre à en avoir. S’il n’y en a pas, la prévention parasitaire donne des trucs et des conseils.

Après une première visite, des programmes sont proposés pour hanter la bibitte ou lui suggérer de ne pas prendre place dans le lit.

On parle d'un taux de réussite de détection de 95 à 97%, selon les cas.

Comment Pierre-Martin Jaubert fait-il cela? Surprise! Grâce au chien.

C’est le pitou qui est un Sherlock Holmes implacable de la recherche de punaises. On est en train d’en entraîner certains pour les coquerelles, pourtant moins discrètes.

Si tous les programmes sont respectés, les établissements inspectés ont le droit d’avoir le sceau DU SAURIN, sur leurs échoppes et leur site internet. C’est garanti sans puces, punaises ou autres cousins volants…

Cela veut dire que si un hôtel, une auberge ou tout lieu de villégiature arbore ce sceau, c’est qu’on ne se grattera pas pendant des lustres...

J’ai essayé avec le bichon maltais de ma fille. Même les mouches le font rire!