Vos bagages... et votre chien

Photo: Jacques Grenier - Archives Le Devoir
La dernière vague de froid récente en Europe a démontré qu'Air France, Lufthansa et autres mélangaient les étiquettes.

Mais l’histoire qui suit n’a rien du transport d’un bagage normal... c'est celui d’un pitou, Hendrix.

Le Spingler anglais, âgé de 6 ans, qui devait être transporté par un vol cargo de United Airlines de Newark dans le New Jersey à Phoenix dans l’Arizona, a été placé sur un mauvais vol. Direction l’Irlande.

L'employé de la United a dû se dire que English Spingler et Irish Setter, c’était la niche d'à côté, et l’a étiqueté «Dublin».

Le temps de découvrir que Hendrix n’avait rien à faire autour des pubs, de lui donner une bonne ration de Guiness Croquets et de téléphoner à sa proprio, Hendrix s’est vu montrer la porte d’un autre cargo pour rejoindre l’aéroport de Newark.

La proprio, outrée, scandalisée, a demandé le renvoi du ou des responsables, arguant également que l’Irlande n’était pas Miami, ni Tucson… Edith Albach est encore sous le choc, arguant que le «dog» est comme son «child».

United Airlines s’est excusé et a proposé de rembourser la portion domestique, qui, pour un chien, tombe à pic.

Cela me rappelle dans les années 1990, l’histoire d’un chien envoyé du Kenya, faisant un voyage jusqu’à Londres, avec escale au Caire. Arrivé en Égypte, on a voulu faire prendre l’air au chien. De couleur jaune et de race incertaine, le pitou s’est enfui. Les employés au sol se sont mis à la chasse du chien jaune, assez haut.

Mais en ce temps-là, il y avait pléthore de chiens jaunes sur le Tarmac. Ils ont donc attrapé un quadrupède très sympa et l’ont remis dans sa cage, direction Londres.

On n’a jamais eu de nouvelles si c’était le vrai chien ou un sosie.

Le problème d’Hendrix, c’est qu’il n’y a plus chiens sur les tarmacs. Ceux qui s’appellent Hendrix battent encore de la patte sur la plage et le tarmac en Jamaïque.

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