Les «crédits», une mine pour Mots et Maux

Jean Boucher: <em>«Les jeunes sont </em>imbibés<em> de problèmes.»</em>
Photo: PLQ Jean Boucher: «Les jeunes sont imbibés de problèmes.»
La période de l'étude des crédits tire à sa fin au parlement. D'une part, ç'en est toujours une douloureuse pour moi car trop souvent les élus oublient… les crédits et nous rejouent des périodes de questions, en les étirant et sans aborder des sujets en lien avec des dépenses du gouvernement. J'avais d'ailleurs dénoncé ce détournement en éditorial en février 2013.

D'autre part —et c'est une consolation— il s'agit d'une période faste pour Mots et Maux de la politique™ car les parlementaires parlent longtemps et travaillent sans filet. En cette dernière journée de travaux (les crédits seront adoptés demain jeudi en chambre), plusieurs oreilles attentives m'ont d'ailleurs transmis du matériel impressionnant.

Le nouveau député d'Ungava Jean Boucher, par exemple, a soutenu ceci: «Les jeunes sont imbibés de problèmes.»

Le ministre de l'Éducation Yves Bolduc s'est encore distingué avec quelques belles phrases de gibelotte. Abordant la question de la présence des femmes dans le secteur de la construction, il a déclaré : «C’est toute des emplois qui, traditionnellement, étaient réservés aux hommes et qu’on veut que de plus en plus la personne, indépendamment du sexe, soit capable de le faire, surtout qu’on lui donne l’accessibilité. On sait aussi que parfois, comme on disait, vous disiez au niveau de la construction, ça peut être parfois des milieux difficiles à infiltrer

Chères femmes, il vous faut consulter la SQ pour savoir comment ses policiers infiltrent le crime organisé, non?

Au sujet du recteur de l'Université Bishop qui empoche 250$ à chaque fois qu'il dort chez lui à Montréal, M. Bolduc a déclaré : «Il faut que le salaire soit transparent, également les avantages doivent être transparents Qu'est-ce qu'un salaire et des avantages transparents?

Certains parlementaires travaillent aussi très fort pour ce blogue à l'extérieur des commissions.

Pensons à la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, qui s'est réjouie récemment qu'on avait «mis la main sur le grappin» des évadés d'Orsainville.

Une dernière pour terminer, de la part d'un autre star de ce blogue, François Gendron. Rendant hommage au disparu Jean Garon il a salué «l'authentique bagarreur» et ajouté que «son engagement politique transgressait à peu près tout ce qu'il faisait. Personne ne pouvait douter de l'authenticité, de la sincérité de cet homme-là».

Commentaire transcendant, non?

(Merci à Patrice Bergeron, Geneviève Lajoie, Louis Gagné et Marco Bélair-Cirino pour les tuyaux. Si jamais vous avez entendu de belles et bonnes phrases ou expressions aux crédits ou ailleurs, n'hésitez pas à nous faire signe! arobitaille@ledevoir.com )

 
6 commentaires
  • Michel Mondat - Inscrit 3 juillet 2014 08 h 16

    Un ministre de...l'éducation?

    À écouter parler Yves Bolduc, il faut en conclure que les étudiants en médecine n'ont pas besoin de savoir parler et écrire convenablement le français pour réussir leur doctorat.
    La prémisse du médecin bien éduqué et cultivé relève désormais de la légende.

  • Daniel Gagnon - Abonné 3 juillet 2014 09 h 35

    Complètement cirque en un clic

    Ça peut être parfois des milieux difficiles à infiltrer, toute des emplois qui, traditionnellement la main sur le grappin et dont personne ne peut douter de l'authenticité, au niveau de la construction qui transgresse tout ce qu'elle fait.

    Vous disiez.

    On sait aussi que parfois, comme on disait, on veut de plus en plus la personne, imbibée de problèmes et transparente.

    Indépendamment du sexe, pourvu qu'on soit capable de le faire si on donne l'accessibilité.

  • federico centeno - Inscrit 3 juillet 2014 13 h 12

    du n importe quoi

    très bon cet article ...... on dirait que nos politiciens sont mediocres en essayant de parler d'une façon structurée ou logique .... pourtant ils ont fait des études.
    '' Le peuple''a élu le Liberaux .... voilà ce qu'on mérite et encore ce n'est pas fini

  • Johanne Bouthillier - Inscrite 3 juillet 2014 15 h 44

    Bolduc et Thériault

    Deux ministres surclassés.

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 4 juillet 2014 07 h 00

    Ministre de l'Éducation?

    Question: Monsieur Bolduc peine à aligner deux phrases cohérentes. Que fait-il à l'Éducation?

    Réponse: L'Éducation, c'est pas dans les vraies affaires.

    Desrosiers
    Val David