Exercice de traduction

Johanne Desrochers
Photo: Source: AICQ Johanne Desrochers

C'est la rentrée des classes à Mots et Maux de la politique! Vous êtes mes élèves de langue de bois et je vous propose un exercice. Lisez attentivement la «déclaration initiale» (2005) de Johanne Desrochers, p.-d.g. de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ), au registre des lobbyistes.

«Contribuer à la société en faisant de l'industrie du génie-conseil un catalyseur en matière de développement économique et de création de valeur pour ses clients. Faire preuve de leadership et servir les intérêts de ses membres pour assurer un environnement d'affaires favorable à l'industrie du génie-conseil au Québec.»

L'exercice est le suivant :

1) à la lumière de ce qui a été révélé cette semaine à la commission Charbonneau, soit que «cinq firmes ont passé un accord, lors d’une rencontre de l’Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ), afin de s’échanger les contrats», bref s'adonner à la collusion;

2)... à la lumière du fait que Mme Desrochers a été reconnue coupable à deux reprises d'avoir enfreint la loi sur la transparence et le lobbyisme, notamment à Québec. 

«Mme Desrochers a cherché à influencer, à l’hiver 2007, des représentants de la Ville de Québec, soit la directrice de division au Service de l’approvisionnement, le directeur de division au Service de la gestion des immeubles, le directeur du Service de l’ingénierie, un conseiller municipal, le directeur général adjoint ainsi que le directeur du Service des affaires juridiques. Les entretiens visaient à faire apporter des modifications aux documents d’appel d’offres ainsi qu’au fonctionnement du processus d’appel d’offres.»

- À la lumière de 1) et  de 2), traduisez en langue franche et honnête la «déclaration initiale» citée plus haut.

- Exercice supplémentaire pour des points bonis: s'il vous reste du courage, proposez aussi une autre version, en langue ultra «éthique», voire citoyenne.

 

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