Aide sociale: une «approche» sera «mise en œuvre pour intervenir rapidement»

Manifestation contre la réforme de l'aide sociale à Québec, en mars dernier.<br />
Photo: Clément Allard Le Devoir Manifestation contre la réforme de l'aide sociale à Québec, en mars dernier.

Quizz Mots et maux: êtes-vous capable de déchiffrer la présente convocation de presse?

«La ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre du Travail et ministre responsable de la Condition féminine, Mme Agnès Maltais, invite les représentantes et représentants des médias à la présentation de l’approche qui sera mise en oeuvre pour intervenir rapidement et de façon proactive auprès des prestataires de l’aide sociale afin de favoriser leur intégration au marché du travail

— «Beaucoup de mots pour rien», s'exclame une collègue-journaliste.
— «Non, c'est beaucoup de mots pour dire compression!», répond un autre.

Et vous, que comprenez-vous?
10 commentaires
  • Véronique Martel - Inscrite 28 mai 2013 10 h 59

    Lire plutôt qu'interpréter?

    Moi j'en comprends qu'il faut agir rapidement auprès des nouveaux prestataires pour éviter qu'ils ne s'enlisent dans le système et qu'ils intègrent le marché du travial le plus rapidement possible. Plus on intervient rapidement et de manière proactive, avec des rencontres personnalisées et un suivi adapté, plus les chances d'intégration au marché du travail sont grandes. Me semble que c'est clair...

    Il faut une nouvelle approche, parce que un des problèmes avec l'aide sociale depuis 10 ans est que les interventions sont tardives, ou inexistentes. N'avons-nous pas entendu des histoires de prestataires qui n'ont *jamais* été contactés pour discuter de leur situation et trouver des pistes d'actions concrètes adaptées à cette dernière?! Il faut changer ça! Je pense qu'on est sur la bonne voie.

  • Nicole Moreau - Inscrite 28 mai 2013 12 h 18

    on veut sortir de l'aide sociale ceux qui pourront trouver un emploi, mais couper les autres

    comment penser qu'une allocation plus élevée pourrait permettre des économies demandées par le Conseil du trésor? les personnes qui bénéficieront de l'allocation de 195$ sont celles qui ont le plus de chances de trouver quelque chose sur le marché du travail, mais toutes les autres seront coupées...et celles qui sont depuis plusieurs années sur l'aide sociale ont vraisemblablement moins de chances de se trouver quelque chose. De plus l'âge entre sans doute en ligne de compte, les travailleurs âgés combinent plusieurs obstacles quand ils se retrouvent à l'aide sociale.

    • Marie-Maude Lalande - Inscrite 28 mai 2013 23 h 24

      Que voulez-vous dire par «mais toutes les autres seront coupées»? Qui, au juste, si on exclue les gens inaptes au travail, tel que prévu par la ministre?

    • Claude Lachance - Inscrite 29 mai 2013 09 h 27

      Les travailleurs ages combinent plusieurs obstacles quand ils se retrouvent à l'aide sociale? et dans la société ? Une logique de ""tout balayer sous le tapis""anime ce gouvernement. C'est vraiment pas fort! Reste Anticosti, jobs assurées financées par l'État.

    • Marie-Maude Lalande - Inscrite 29 mai 2013 13 h 21

      Par travailleurs âgés, vous parlez des 55 à 58 ans? Ce n'est pas ce que j'appelle âgés moi en tout cas...

      Rien n'a changé pour eux en passant avec le report de 55 à 58 ans de ce qui existait déjà, vous le savez ça hein? Car tout ce qui a été fait, c'est de repousser de 3 ans le droit au supplément pour le simple critère de l'âge, car embellie du taux d'emploi pour cette tranche. Et chaque personne sera accompagnée et suivie de plus près. Le travail est la seule façon de se sortir de la pauvreté, et je sais de quoi je parle. Et on parle ici des gens aptes au travail, les autres ne sont pas touchés.

      Dites, êtes-vous certain d'Mêtre bien informé? Avez-vous lu comme il faut les mesures annoncées, ou seulement à travers le filtre médiatique?

  • Liette Vidal - Inscrit 28 mai 2013 15 h 58

    Mme Martel: vous avez tout faux: la coupure qui sera présentée par la Ministre Maltais ne vise pas les NOUVEAUX bénéficiaires, mais ceux qui ont 55 ans et plus, ou qui ont de jeunes enfants d'âge préscolaire (pas forcément des "nouveaux venus" à l'Aide).
    On ne vise donc pas à éviter qu'ils "s'enlisent": On vise simplement à les forcer à accepter n'importe-quel "parcours" vers l'emploi. Or, beaucoup de personnes qui sont depuis longtemps à l'Aide sociale, ont des contraintes réelles à réintégrer le marché du travail bien que ces contraintes ne soient PAS RECONNUES par le régime. De nombreux troubles de santé mentaux légers notamment, mais pas seulement...
    Vous dites "Plus on intervient rapidement et de manière proactive, avec des rencontres personnalisées et un suivi adapté, plus les chances d'intégration au marché du travail sont grandes." Tout le monde est d'accord la-dessus! Le problème c'est qu'aucune augmentation des effectifs à l'Aide sociale (personnel dans les CLE) n'est prévu. Or le personnel des C.L.E. est déjà débordé (des centaines de dossiers pour un agent etc.) le personnel d'accueil est réduit au strict minimum aux comptoirs, et les rencontres "personnalisées" sont impossible puisqu'il est de plus en plus difficile pour un bénéficiaire de contacter SON agent. Ce qui est voulu.
    C'est sans compter l'été et la période des vacances qui approche: de l'aveu même d'une travailleuse de mon C.L.E. le personnel en vacance ne sera pas remplacé et les travailleurs sur place seront en effectifs réduits!
    Bonjour la mise en place de nouvelles mesures dans de telles conditions; ça va être le bordel et c'est encore une fois les bénéficiaires qui vont en souffrir.

    • Gilles Roy - Inscrit 31 mai 2013 15 h 00

      Le problème n'est pas que vous ayez raison, madame Vidal. Il réside plutôt dans le fait que ce que vous décriez ressemble étrangement aux improvisations qui scandent ce dossier depuis trop longtemps. Décision impromptue et manque d'organisation ont, à ma connaissance, jamais mener à une solution viable. Et voilà pourtant que l'on rebelote à partir de ces mêmes bases...

  • Samuel Rabinovitch - Inscrit 30 mai 2013 02 h 40

    Exemple d'une inapte...

    @maxime dion
    Je suis parfaitement d'accord avec vous Monsieur Dion.
    Avant qu'on fasse connaissance, il y a quelques années ma future a perdu son travail et après avoir tout mangé ses économies elle est tombée sur l'aide sociale. Le CLE-Centre Local d'Emploi l'a obligée à suivre un cours d'intégration au travail payé par le centre local d'emploi sinon elle perdait son aide sociale, mais elle, elle était enchantée de suivre le cours, elle s'est dit qu'avec ce cours-là, elle va pouvoir se trouver un travail, bref elle était ravie pour elle c’était loin d’être une obligation mais bien une planche de salut, enfin un travail!!! Elle avait demandé au CLE de suivre un cours d’ordinateur de 4 mois (400$) pour se mettre à jour dans son domaine (car sa perte d’emploi avait rapport à ce manque) mais le CLE a refusé catégoriquement, au lieu de ça on lui a dit de suivre le cours du GIT-Groupe d’Intégration au Travail, elle s’est dit, ils doivent savoir ce qu’ils font au CLE et tout de suite leur a fait confiance. Elle devait se rendre à 7 km aller (et 7 km retour = 14 km aller-retour) pour suivre le cours du GIT, elle n'avait pas assez d'argent pour manger alors encore moins pour le transport en commun (loyer 450$, où il lui restait environ 120$ par mois pour manger, papier de toilette, nécessités féminines etc). C'était l'hiver. Le CLE-Centre Local d'Emploi lui a dit qu'il paierait le transport en commun, sauf que ce que le CLE ne lui a pas dit avant c'est qu'elle devait payer d'abord l'autobus et se faire rembourser ensuite mais seulement après les trois semaines; le CLE lui a dit que s’il lui remboursait son transport avant la fin des trois semaines il avait peur qu'elle ne suive pas tout le cours et/ou qu'elle utilise le 6$ par jour du transport pour autre chose… Ce qui fait que n'ayant pas assez d'argent pour manger elle ne pouvait pas se payer l'autobus. Elle était obligée de suivre le cours sinon son aide sociale serait coupée mais elle, elle voulait tant suivre ce cou

  • Marc Bergeron - Inscrit 30 mai 2013 23 h 28

    Rapidement mettre fin au mandat du PQ

    On dépasse les bornes. Vous aviez l'occasion de réduire le nombre d'élus à Montréal, de réduire les cadres dans la fonction publique etc. Rendre plus juste la ficalité, taxer les gros, limiter les salaires des patrons des sociétés d'état etc. Rien, sauf coupures aux plus démunis. vos journées se passent dans les médias à jouer les vedettes quoi? »Des tas de projets improviser. Dire qu'on critique Harper et l'Assurance emploi? Quand les USA on fait de même pour les femmes avec jeune enfant, nous étions tous scandalisés d'entendre de tel propos. Je comprends aujourd'hui; J'ai entendu en France lors du décès de Madame Tatcher que la sociale démocratie était de fervent adeptes des politiques de Madame et en accord avec ses positions. Enrichir les organismes aux abus lucratifs j'en ai plein mon chapeau car souvent on agit comme le PQ improvisation, manque de compétence, éparpillemnt....(Pas tous bien entendu) Un billet de hockey pour les Nordiques Madame Maltais avec ça!