Un homard, ça recule ou non?

Le député péquiste de Rimouski, Irvin Pelletier
Photo: Photomontage: Antoine Robitaille Le député péquiste de Rimouski, Irvin Pelletier

Échange étrange à l'Assemblée nationale, hier. Moi qui suivais la période de questions alité, à la maison, affaibli par un virus, je me suis demandé si celui-ci ou quelque médicament me faisaient halluciner.

Pourquoi? D'abord, j'ai aperçu le député de Rimouski Irvin Pelletier parler. C'est un phénomène rare à l'Assemblée nationale. Ensuite, après avoir monté le son de la télé, je l'ai entendu déclarer: «Vraisemblablement, le ministre, ce n'est pas lui qui a inventé le reculons sur les homards

J'ai découvert aujourd'hui, dans les transcriptions, que M. Pelletier répliquait à une flèche du ministre des Finances Raymond Bachand: «Vous répétez la question qui vous a été écrite au lieu d'écouter la réponse pour [formuler] une deuxième question plus intelligente.»

Mais revenons au homard. Ce n'est pas la première fois que le crustacé fait irruption dans le langage politique au Québec. Certains libéraux avaient accusé Jacques Parizeau en 1994 d'avoir utilisé, lors d'une conversation privée, la métaphore de la cage à homards pour dire qu'un Oui gagnant au référendum sur la souveraineté serait irréversible.

Certes, le crustacé ne peut faire marche arrière une fois qu'il est entré dans une telle cage. Mais ce sont des filets, dans le piège, qui l'en empêchent. En dehors d'une cage, le homard peut reculer. En tout cas, c'est ce que dit Larousse ici : «Le homard fait volte-face, tournant ainsi le dos à la dépression réalisée, replie l'abdomen et recule au fond du trou.»

Qu'en pensez-vous?

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