Comment traduire «patente à gosses»?

Stéphane Bergeron, député du Parti québécois
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Stéphane Bergeron, député du Parti québécois

Les médias anglophones ont peiné il y a deux semaines à traduire une expression vulgairissime du ministre Norm MacMillan, «grosse criss», lancée à l'adéquiste Sylvie Roy.

Le péquiste Stéphane Bergeron suscitera sans doute quelques mots et maux de tête avec l'expression qu'il vient d'utiliser: «patente à gosses». C'est la manière dont il décrit ce que le gouvernement Charest risque d'annoncer demain, soit une genre-sorte-de-commission-d'enquête-non-ou-à-moitié-publique.

Et vous, lecteur, qui connaissez bien l'anglais et le «français québécois», comment traduiriez-vous en anglais «patente à gosses»?
 
Pour vous aider, voyez comment Lionel Meney, dans son Dictionnaire québécois-français (Guérin, p. 1264), définit l'expression en question : «Se dit de quelque chose dont on se demande à quoi ça sert; de quelque chose de mal fait, d'inefficace. Un drôle de bidule; un truc à la noix, un machin à la mords-moi le nœud; usine à gaz.» 
 
Au moment d'écrire ces lignes, un collègue du Soleil, Simon Boivin, fait irruption dans les bureaux de Mots et Maux™ et demande si le «gosse» de «patente à gosses» fait référence à l'expression argotique signifiant «enfant» ou la version du joual désignant le «testicule».

Mots et Maux™ lui répond avoir l'impression que le sens dans lequel Stéphane Bergeron utilise le terme est clairement le second. Commentaire de Boivin : «Alors M. Charest pourra dire que ce qu'il a annoncé a des couilles!» Et je vois, lecteur, la réflexion qui te vient à l'esprit: «Le Soleil brille, vraiment.»

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78 commentaires
  • Véronique Martel - Inscrite 17 octobre 2011 16 h 48

    Je m'inscris en faux!

    Si la «patente à gosse» est une commission parlementaire à huis clos, je m'inscris en faux avec l'interprétation de Mots et Maux (TM) et lui préconise le premier sens: «enfant». Alors, on pourra dire que Jean Charest a pris la décision enfantine et refuse de faire face à ses responsabilités!

    Traduction du «patente à gosse»: "thing-ing-a-bob" ou "toy-a-thingny" ou encore "cracker-jack commission".

    Mon "peanut-gallery comment", comme ils disent... :)

  • Roch-André LeBlanc - Abonné 17 octobre 2011 17 h 47

    Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

    Quand la hauteur de vue du débat et des débatteurs détermine le niveau de langage et la finesse de l'argumentation...

  • Pelletier,Yves - Abonné 17 octobre 2011 17 h 47

    Thing-a-majig

    You're welcome.

  • Stéphane Bergeron - Inscrit 17 octobre 2011 19 h 21

    Interprétation pour interprétation...

    Peut-être votre vaste érudition vous permettra-t-elle d'éclairer votre lecteur; selon votre interprétation, la préposition «à», dans l'expression telle qu'employée, serait-elle assimilable à «comportant des» ou à «destinée aux»? Votre réponse pourra peut-être éclairer également Le Soleil...

    Quant au commentaire de monsieur LeBlanc, je trouve dommage une telle réaction quelque peu élitiste quant à cette expression populaire extrêmement courante, bien québécoise et pas vulgaire pour un sou, puisque ne faisant absolument pas référence, dans le contexte, ni à «l'expression argotique», ni à «la version du joual».

    Stéphane Bergeron