Voici venu le temps des ONAnistes?

Pendant la dernière campagne électorale fédérale, le président du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose, disait que les hommes politiques fédéralistes s'apparentaient à des «crosseurs professionnels».
Photo: Jacques Nadeau – Le Devoir Pendant la dernière campagne électorale fédérale, le président du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose, disait que les hommes politiques fédéralistes s'apparentaient à des «crosseurs professionnels».

Comment appellerons-nous les membres du nouveau parti de Jean-Martin Aussant, Option nationale? (S'il finit par obtenir ce nom.) Après les unionistes, les péquistes, les adéquistes et plus récemment les «caquistes» (la Coalition pour l'avenir du Québec) à partir de quel acronyme forgerons-nous un mot désignant les militants de ce parti naissant? Les propositions ont fusé hier sur Twitter. «Pour Marois c'est un OPPELAIL, pour Charest c'est un OPTINGOUT et pour Legault c'est un OPTIMUM?», a écrit Gilles Turcotte. Un autre suggère : «un opteux». Que diriez-vous des «optionnailleurs?». Et pourquoi pas les «optimistes»? (JF Gratton) «L'abbréviation est ON et nous savons qu'ON exclu la personne qui parle», écrit l'énigmatique Christian Dubois, de Québec solidaire (d'ailleurs, QS, ça donne... un «qiste», un kyste? Non, prononcez «cul-iste»).

La meilleure? Un lecteur facétieux (Vincent Choquette) a pris le «O» de option et le «NA» de nationale. Résultat?  Un ONAniste! C'est plus suggestif encore que l'épithète que certains avaient réservée aux membres du Parti national populaire, de Jérôme Choquette et de Fabien Roy, dans les années 1970, les «pénistes». Mais revenons à l'«onanisme». Certains en avaient oublié le sens. Comme le député péquiste de Drummond, Yves-François Blanchet, qui a eu ces mots hier sur Twitter: «Le recours au dictionnaire pour "onanisme" est dévastateur... Je ne saurais que dire...» Je lui ai répondu «En d'autres termes, disons "géraldlarosiens", vous les traitez de «crosseurs», c'est ça?» M. Blanchet a répondu avec une prudence, non sans être fortement tenté: «Non! Ça, je sais qu'il ne faut pas le dire. Sur le fond [quand même!]...»

Enfin, le Trésor de la langue française nous révèle que le terme onanisme a été forgé au moyen du suffixe «-isme» et du mot Onan, «nom d'un personnage biblique qui, contraint par la loi du lévirat d'épouser la veuve de son frère, refusa une postérité qui ne serait pas la sienne en "laissant perdre à terre" (Gen., 38, 6-10)»



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