Lexique «bastarachien» 1 : «CAVIARDÉ»

Travaillant pratiquement 20 heures sur 24 sur la commission Bastarache, je me rends compte que j'apprends une nouvelle langue, disons le «bastarachien».

Je lance ici l'idée de dresser une liste de mots ; évidemment avec votre aide chers lecteurs ayant le sens du Devoir. Mais d'où vient donc «caviardé», qu'on répète constamment depuis le début de la commission? Explication trouvée ici : «Il faut savoir qu'en Russie, sous le tsar Nicolas Ier, la censure était fréquente et que, dans les publications et livres imprimés, il n'était pas rare de trouver des taches noires, faites à l'encre [jamais luminescente!], destinées à rendre indéchiffrables les passages qu'on voulait censurer. Or, il se trouve que le caviar, principalement produit en Russie, est également noir. C'est pourquoi, en raison du pays d'origine commun, la comparaison a été très vite faite entre ce mets souvent servi dans les pince-fesses huppés et ces taches matérialisant la censure. Utilisé en argot depuis le début du XXe siècle dans le milieu journalistique, le "passage au caviar" a ensuite donné le verbe caviarder.» Voilà qui explique sans doute l'odeur particulière qui enveloppe les documents «caviardés».