La pureté interdite en chambre

image EN DIRECT DU PARLEMENT : Les députés de l'opposition (sans les quatre de l'ADQ) se sont présentés devant l'Assemblée nationale ce matin pour demander de nouveau une enquête publique sur la construction et le financement de tous les partis politiques. Pour marquer leur combat, ils ont décidé de porter au cou une écharpe blanche, illustrant à la «lumière», la «clarté» et «pureté», a expliqué Pauline Marois. La chef péquiste était flanquée, à droite, de l'indépendant Éric Caire et à gauche, d'Amir Khadir. Mot d'esprit de ce dernier : les allégations de collusion, de corruption dans la construction (ce que nous avons appelé les trois CO) nous conduiraient même à avoir «honte du mot FIER», a-t-il dit. Lorsque les députés se sont présentés en chambre, écharpe au cou, le président Vallières a interdit qu'on arbore ce symbole au Salon bleu. Cela a évidemment donné lieu à une querelle de procédures entre Jacques Dupuis et Stéphane Bédard, qui a tenté d'utiliser une décision de Jean-Pierre Saint-Onge remontant à 1990 pour continuer à porter le fameux foulard. Au fait, invoquer la pureté en politique n'est-il pas très risqué? «Il n'y a rien de plus sale que la pureté», affirmait Bernard-Henri Lévy lorsqu'il a lancé son livre La pureté dangereuse (Grasset, 1994). Un autre célèbre pur de l'histoire politique? Jérôme Savonarole. image