Christine St-Pierre et ses propos voilés

image L'affaire du niqab au cégep Saint-Laurent m'a rappelé une question que Sylvain Simard avait posée à Monique Gagnon-Tremblay, le 13 mai 2009: «Est-ce que la présidente du Conseil du trésor, qui est responsable de l'Administration publique [...] a l'intention de préciser à tous les fonctionnaires quels sont exactement les signes qui sont acceptables? Est-ce que, par exemple, elle accepte que des gens portent des signes qui empêchent leur propre identification?» C'était Christine St-Pierre qui avait répondu en épousant une stratégie rhétorique qu'on pourrait qualifier de confusion mentale:

«La chef de l'opposition officielle, hier, disait que la croix, ce n'était pas un signe ostentatoire. Alors, il faudrait peut-être s'entendre. Moi, dans mon livre à moi, c'en est un. Est-ce qu'on veut interdire à une religieuse qui va aider un mourant, une Augustine qui va aider aux mourants à l'Hôtel-Dieu de Québec, est-ce qu'on veut l'interdire d'aller aider le mourant puis qu'elle doit enlever son voile avant de rentrer dans l'hôpital?» Eh bien. L'Augustine fictive de Mme St-Pierre est-elle un agent de l'État? Non. Est-elle une simple croyante? Non, elle fait partie d'une congrégation! Est-ce que la question de Simard sous-tendait que les hôpitaux deviendraient des endroits où les signes religieux seraient interdits? Non. En plus, la ministre use d'un cliché hideux, «dans mon livre à moi». Bref, cette réponse mérite d'être classée dans la catégorie gibelotte.