Gibelotte de bonnardelleries sur les finances publiques

image Conférence de presse du chef de l'ADQ et du critique adéquiste François Bonnardel, aujourd'hui. Le reporter de TVA, Robert Plouffe, pose cette question trois fois : «Vous voulez alléger le fardeau fiscal de la classe moyenne et des familles. [...] De combien? Et, si oui, vous [priveriez] le gouvernement de rentrées d'argent. Or, on est déjà en déficit.» Il n'obtient pas de réponse. Martin Ouellet revient à la charge. Et à ce moment, il y a eu illumination: François Bonnardel a tout expliqué et tout est devenu parfaitement clair:

«Attention, cet allégement fiscal vient en premier lieu, si on entreprend cette révision générale, parce qu'en premier lieu, si les dépenses du gouvernement baissent, donc nécessairement les dépenses baissent, donc l'appui fiscal de la classe moyenne ou des familles va nécessairement baisser. C'est certain. Si on a moins de dépenses.... Parce que les revenus n'augmentent pas, dans une situation économique difficile, mais, veut, veut pas, on va avoir un contexte qui va être plus intéressant pour les familles. Maintenant, ce qu'on dit dans la dernière solution, "mettre de l'avant une politique tarifaire responsable", quand ce travail va être entrepris, de cette révision, M. Ouellet, c'est certain que pour les Québécois, le contexte va être mieux. L'environnement va être plus sain dans un État, dans une fonction publique qui va être plus... Dans toutes les sociétés, là, dans les organismes. Quand on parle de cette révision, ce n'est pas juste la fonction publique, là. On dit: Ce travail doit être fait partout dans les sociétés d'état. Si demain matin la SAQ entreprend ce travail, puis le vin baisse... Bien, si le vin baisse, ça va être plus d'argent dans les poches des Québécois. Si la SAAQ entreprend ce travail aussi... Puis nécessairement, et la hausse des permis de conduire ne se fait pas. Bien, c'est encore plus... un petit peu plus de sous dans les poches des familles... c'est dans ce contexte-là qu'on le voit, présentement, là. Avant de dire... Premièrement, on a l'argent où, là, pour baisser les impôts. Quand on parle de cette révision générale, c'est dans ce contexte-là qu'on dit qu'un régime fiscal va être plus sain pour les Québécois et si ce travail-là est entrepris et que le gouvernement veut faire le travail. Parce que veut, veut pas, les tarifs, M. Bachand, il l'a ici, là... il l'a ici, là [En se pointant la tête]. Ils veulent entreprendre. Mais après ça qu'on puisse encadrer cette hausse des tarifs, s'il y a lieu, dans un contexte de quatre ans à cinq ans et dire aux Québécois: "Voici ce que ça va vous coûter pour votre portefeuille". Mais avant de faire ça, il faut que cette révision se fasse et pas seulement pour les... la fonction publique, là, pas seulement là-dessus. Quand on parle de cette révision, je pense que Hydro-Québec doit faire le travail, la SAAQ doit faire le travail, tout le monde doit faire le travail. C'est dans ce contexte-là qu'on vous dit qu'une... qu'un allégement ou une qu'une amélioration du régime fiscal des familles, bien, va se faire dans le contexte où cette révision va être nécessaire pour les québécois. C'est dans ce contexte-là qu'il faut le comprendre, là.» On a envie d'ajouter : tout cela est parfaitement limpide.