La trahison, c'est grave!

image Hier, Pauline Marois a accusé le candidat libéral dans Marguerite-Bourgeoys Clément Gignac d'avoir trahi le Québec. Paraphrasant l'expression «Qui a bu boira», laquelle signifie qu'on «retourne toujours à ses anciennes habitudes, on recommence les mêmes actions» (Dictionnaire Robert des expressions et locutions), elle a lancé, dépité, «Qui a trahi trahira». C'est une accusation grave. À preuve, la définition de trahison dans le Code criminel. Extraits: «Commet une trahison quiconque, au Canada, selon le cas : a) recourt à la force ou à la violence en vue de renverser le gouvernement du Canada ou d’une province; b) sans autorisation légitime, communique à un agent d’un État étranger, ou met à la disposition d’un tel agent, des renseignements d’ordre militaire ou scientifique ou tout croquis, plan, modèle, article, note ou document de nature militaire ou scientifique alors qu’il sait ou devrait savoir que cet État peut s’en servir à des fins préjudiciables à la sécurité ou à la défense du Canada.» Gignac méritait-il l'épithète? L'adéquiste François Bonnardel, bien qu'outré par le passé récent de M. Gignac, a refusé de reprendre le mot de Pauline Marois. (Photo Jacques Nadeau)

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