Assez de «capitaines»!

image Insupportable, l'actuel popularité des métaphores du «capitaine» et du «bateau». (Comme la fameuse tempête, dont je parlais récemment). C'est la faute à Jean Charest, je crois. Même les adéquistes s'y sont mis. Lorsque j'ai demandé au candidat à la chefferie Christian Lévesque si le fait d'avoir déclaré faillite en 1998 nuira à sa campagne, il m'a répondu : «À quoi on s'entend d'un capitaine ? Qu'il ait déjà connu la tempête ; qu'il est capable, dans une foule de situations, de faire face.» (La faillite, c'est le naufrage, pas la tempête, faisait remarquer un collègue.) Ce matin, la ministre de la Culture Christine St-Pierre défend ses crédits. Elle vante les efforts de son ministère pour que TV5-monde ne passe pas sous la coupe absolue des Français. Quelle image choisit-elle? : «Nous avons été les capitaines dans ce bateau.» D'abord, peut-il y avoir plusieurs «capitaines» sur un bateau? Au fond, est-ce nous adorerions cette métaphore parce que nous «naviguons» sur Internet? Peut-être. (La photo du Capitaine Bonhomme provient du site d'histoire Bilan du siècle de l'Université de Sherbrooke)

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