Le tutoiement au salon brun

image Les élus ne peuvent pas s'appeler par leur nom lorsqu'ils ont la parole au Salon brun (pardon... bleu), mais lorsque les micros sont fermés, ça s'enguirlandent à qui mieux mieux. Les téléspectateurs ne peuvent entendre ces belles choses que les amis des deux bords se lancent. Mais les journalistes qui ont accès à la tribune sont assez bas pour capter à peu près tout. Comme je l'ai rapporté hier le «c'est pas de la marde» de Jacques Dupuis était une réplique au «c'est de la marde ce que tu dis» de François Bonnardel. M. Dupuis fait mine d'en avoir marre et même si lui-même multiplie les invectives lorsque les micros sont fermés, il a fait une esclandre qui a été peu relevée, hier, à l'endroit de son vis-à-vis péquiste Stéphane Bédard : «Il continue d'interpeller le premier ministre en le tutoyant, [lui] manque de respect, et il fait ça continuellement. [...] Cette personne-là est impolie, [...] ne respecte pas le décorum de l'Assemblée. Il faut le remettre à sa place. C'est assez, là.» Ça va sûrement avoir son effet...

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