Se graisser comme des cochons

image Même Amir Khadir m'a trouvé excessif, hier, en point de presse, lorsque j'ai dit que les «ordures» de Coventry s'étaient «graissés comme des cochons». «Je ne sais pas si, pour les qualifier, il faut utiliser le mot "cochon"...», a répondu prudemment le député de Québec solidaire, craignant sans doute d'ajouter un autre animal dans cette semaine pleine de singes et d'un hamster. (M. Khadir semble très respectueux depuis son lancer de chaussure.) Je crois en plus que j'ai fait un perronisme. On dit «graisser la patte», mais pas «se graisser comme un cochon». Mon dictionnaire des expressions me rassure presque: «comme un cochon» sert à qualifier péjorativement des adjectifs (sale, soûl, bête) ou des verbes (manger comme un cochon). Le mot ordure, en tout cas, est le bon, je crois. Comme il convient pour ces écoeurants de AIG, qui se farcissent 165 millions $ de «prime» alors qu'ils ont conduit l'entreprise à la faillite et que, pour éviter la banqueroute, ils ont obtenu des millions en argent public. Désolé, mais c'est vraiment dégueulasse. (Image : archives Le Devoir)

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