La permanence du «festif»?

image La reconstitution de la bataille des plaines sera probablement annulée. (bien que, comme l'historien Gaston Deschênes le signale dans un commentaire à la précédente entrée, le président de la CCBN André Juneau est restée ambigu à ce sujet.) Mais le bal masqué, lui, resterait au programme. M. Juneau l'a confirmé aux médias en fin de semaine disant: «On veut peindre la vie à Québec et si tu peints la vie à Québec en 1759, tu as [...] la misère, des gens qui crèvent de faim et des inconscients qui dirigeaient la société», puisqu'ils faisaient des bals masqués! S'ils sont inconscients, méritaient-ils de perdre, d'être conquis? Est-ce cela que M. Juneau veut dire? Au reste, comment on commémorera cet événement historique? En allant mimer le comportement de ces «inconscients» au parc des Braves, endroit où l'on trouva des restes de soldats, au milieu du XIXe siècle. Selon l'historien Patrice Groulx, «cela équivaut à aller danser dans un cimetière». Quand on vit en festivocratie, une telle chose, semble-t-il, devient acceptable et même souhaitable. (image : extrait de la caricature de Garnotte de ce matin.)