Françoise David, utoptimiste ou lutopiste?

image La co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, admet percevoir la colère de la population à l'égard de la présente campagne «non désirée». Je l'ai interviewée un peu trop tard hier pour l'ajouter à notre texte de ce matin. Je n'ai pu m'empêcher de parler du formidable lapsus de son co-porte-parole Amir Khadir, «pessicysme», qui m'a inspiré le néologisme de «pessynisme» pour décrire la lassitude électorale actuelle.

Mme David, elle, croit toutefois que ce ras-le-bol se surmonte assez rapidement lorsqu'elle s'adresse à des électeurs.«Je savais en commençant cette élection qu’il y avait ce problème, qui est le même pour tous les partis. Mais quand on présente aux gens une autre vision des choses... et peut-être aussi une autre façon de parler et d'accepter d'être en dialogue avec eux... de prendre le temps... ce n'est pas long qu'ils se montrent intéressés. Je ne fais pas juste serrer des mains, moi. Je leur montre que la politique, c'est important. Et ils sont très ouverts, très très ouverts.» «Vous êtes utoptimiste, alors?», lui ai-je lancé en fusionnant utopiste et optimiste. «Non, ça fait trop fleur bleue», a-t-elle rigolé avant de proposer «lutopiste». Ah oui? «Les gens me disent que mon regard est "lucide", je vous jure! Et c'est vrai.» Pas au sens de Lucien Bouchard, a-t-elle fait comprendre. «Et je reste utopiste mais nous avons des propositions concrètes, réalistes.» Alors... Françoise? C'est une «lutopiste».