L’Opéra de Paris fait rimer fragments avec rajeunissement

Photo: operadeparis.fr
Qui a dit que l’Opéra était ringard? Certainement pas l’Opéra de Paris qui, depuis quelques semaines, fait vibrer la toile avec sa 3e Scène, un portail en ligne qui propose des incursions dans les coulisses de son univers et de ses productions par l’entremise de très courts-métrages inédits particulièrement bien orchestrés.
 
«La 3e Scène s'ouvre en grand aux plasticiens, cinéastes, compositeurs, photographes, chorégraphes, écrivains, et les invite à venir créer des œuvres originales liées à l’Opéra national de Paris, résume l’institution en guise de présentation de cette troisième scène entièrement dématérialisée qui s'ajoute à ses scènes bien tangibles de l’Opéra Garnier et l’Opéra Bastille. Dans ce nouvel espace, l’Opéra national de Paris veut poursuivre le dialogue avec son public et trouver de nouveaux interlocuteurs. Les spectateurs de la 3e Scène habitent l’ensemble du globe, parlent toutes les langues, aiment l’art sous toutes ses formes.»
 
L’assemblage de ces petits bouts d'expression artistique, façonnés par des grands noms de la musique, de l’art de la scène, du dessin, donne un tout séduisant avec…


 
… ce paysage en mouvement de David Lurashi qui, en 4 minutes, suit le déplacement dans les rues de Paris de la toile de fond de l’acte 1 du ballet Giselle d’Adolphe Adam.
 


… l’intimité des danseurs du Ballet et des musiciens de l’Opéra national de Paris mis en dessin par Carine Brancowitz.
 


… cette sublime animation de Glen Keane, animateur légendaire de Disney, qui dans ce Nephtali, fait se rencontrer les mouvements de la danseuse Marion Barbeau avec ceux d’une biche.



… cette exploration des voix inhumaines signée Mathieu Amalric et mettant en vedette Barbara Hannigan.
 
Créative, audacieuse, texturée, mais surtout sans compromis sur l’esthétique et les moyens techniques mis à la disposition des créateurs, cette 3e Scène dit vouloir marier création et tradition avec les nouvelles technologiques, explique l’Opéra, et ce, pour écrire en ligne ce qui pourrait bien être un fragment de modernité.