Un WikiLeaks pour l'environnement

Il n'y a pas que le monde de la politique et des relations internationales qui font les frais des coquins. La faune, la flore et les forêts aussi peuvent en pâtir. C'est en tout cas, ce que croit l'Elephant Action League (EAL), ONG américaine versée dans la défense des éléphants — mais pas que! —, qui vient de mettre au monde WildLeaks, un site sécurisé pour permettre à tous de dénoncer les crimes écologiques et environnementaux. À l'image du célèbre WikiLeaks de Julian Assange.

Espace pour «lanceurs d'alertes vertes», résume Libération dans ses pages numériques, WildLeaks n'a que six mois d'existence, mais a déjà récolté une trentaine de «fuites» sur la déforestation illégale en Sibérie ou encore sur le trafic de chimpanzés au Libéria.

Petite ombre au tableau toutefois: l'écosystème de WildLeaks qui diffère franchement de son équivalent plus politique et international qui dans les dernières années a révélé au grand jour le contenu de câbles diplomatiques parfois gênant. Les informations récoltées par le site, de manière anonyme, ne sont pas forcément diffusées au public, mais sont plutôt, après vérification, transmises à des organismes spécialisés dans les enquêtes environnementales ou à des gouvernements dans l'espoir de poursuites judiciaires contre des braconniers, des pilleurs de ressources, des voleurs de sable, des tueurs d'animaux sauvages... qui désormais voient, comme bien d'autres, leur impunité malmenée par les univers numériques.

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1 commentaire
  • André Rocque - Abonné 4 septembre 2014 12 h 49

    Modestement

    C'est un début. Espérons que les informations recueillies parviendront ultimement à tous. Il faut en tout cas saluer les gens qui s'y consacrent.