Écologie: Google s'engage dans la lutte à la déforestation

Photo: GFW
Les arbres disparaissent, le climat se réchauffe et Google riposte. Comment? Avec Global Forest Watch, le premier observatoire mondial et numérique de la déforestation, qui propose de suivre en temps réel ce fléau écologique pour mieux essayer de l'enrayer.

La base de données, qui vient de faire son apparition dans un Web près de chez vous sous la houlette du géant américain du tout numérique, avec la complicité de groupes écologistes et de plusieurs pays affectés lourdement par le phénomène, est spectaculaire. Norvège, Grande-Bretagne, États-Unis sont du nombre. Elles rassemblent des millions d'images satellites produites depuis plus de 40 ans par l'Institut américain de géologie, images nourrissant désormais une carte dynamique permettant de suivre la disparition des arbres sur la surface du globe presque en temps réel.

La déforestation est en partie à l'origine du réchauffement de la planète et du dérèglement climatique. Au Canada, elle a entrainé la perte de 26,4 millions d'hectares de forêts, entre 2000 et 2013, nous apprend ce vaste réseau d'observation. Et ce, contre un reboisement qui a dépassé à peine les 9 millions d'hectares sur la même période de temps.

Google et les autres artisans de ce projet, dont le World Ressources Institute fait partie, espèrent que ce nouvel outil d'analyse et de compréhension numérique du présent, va permettre aux gouvernements, mais également aux entreprises de prendre des décisions plus éclairées en matière de lutte à la déforestation et d'exploitation commerciale du couvert forestier sur terre, en contribuant au passage à ralentir le réchauffement du climat. Le phénomène a été qualifié dimanche dernier à Jakarta de «l'une des plus grandes armes de destruction massive», par John Kerry, secrétaire d'État américain. Rien de moins.
5 commentaires
  • Louise Lefebvre - Inscrite 20 février 2014 18 h 46

    La technologie au service de l'environnement...

    Excellente initiative...ce n'est que le début...

    Il devrait aussi y avoir le GLOBAL FRACKING WATCH afin d'évaluer la quantité de méthane libérée dans l'atmosphère et dans les nappes phréatiques, les quantités d'eau utilisées par l'industrie, les quantités d'eau contaminées par la fracturation, le taux de radiation libérée.

    Il devrait aussi y avoir le GLOBAL CHEMTRAIL WATCH afin de calculer la quantité d'alluminium, barium, strontium dispersé dans l'air et qui contamine sol et eau.

    Il devrait aussi y avoir le GLOBAL SEA WATCH afin de surveiller les bateaux qui font de la surpêche et qui vient les océans.

    Il devrait aussi y avoir le GLOBAL SAND WATCH afin de surveiller les interventions humaines qui contribuent à la disparition du sable sur les plages partout dans le monde.

  • Marc Bergeron - Inscrit 21 février 2014 00 h 50

    Liste des pays qui déboisent le plus

    le Canada arrive bon troisième sur la planète pour le déboisement alors les écolos qui valorisent le chauffage au bois ou la biomasse devrait prendre connaissance de ce document. Pas besoin d'étude la logique est évidente.

    • Francis Renaud - Abonné 21 février 2014 09 h 21

      Votre commentaire n'a tout simplement aucun sens.

      1 : Le bois est une ressource renouvlable. Lorsque expoilté convenablement (ne pas couper la forest plus vite qu'elle ne pousse, respecter les courts d'eau, etc...) l'exploitation forestière responsable ne constitue pas une déforestation puisque celle-ci repousse.

      2 : L'exploitation des autres énergies cause le plus souvent des déforestations permanentes. Le fameu projet hydro-électrique de la rivière Romaine en est un excellent exemple. Ce barrage qui sera inauguré d'ici quelques années inondera de façon permanante des centaines de miliers de kilomètres carrés de forêts dont une grande partie est encore vierge. Pire Hydro-Québec à déjà confirmé qu'à peine le tier des arbres seront préalablement récoltés faute de temps avant la date d'inondation prévu agravant ainsi encore plus le problème du mercure dans l'eau. www.chercherlecourant.com/‎

      3 : Quand on parle de bio-masse, on parle le plus souvent de divers "déchets" comme des résidus de scieries, des rejets agricoles (tige de chanvre, de paille ou même de fumier etc...), des déchets de constuctions et toute une panopli d'autres "déchets" végétaux combustibles qui autrement finirait dans nos dépotoires.

      4 : L'étalement urbain, la construction de nouvelles routes, l'exploitation minière non renaturalisé (le Québec compte à lui seule quelque chose comme 670 sites miniers abandonnés donc non renaturalisé. Plus de 10 000 au Canada !! http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2011/05 et la mauvaise gestion de territoire sont d'autres phénomènes qui cause la déforestation au Canada.

      Bref, exploiter la forêt intelligeament n'est pas de la déforestation. Informez-vous sur les normes FSC entre autre...https://ca.fsc.org/index.htm

  • Daniel Cyr - Abonné 21 février 2014 08 h 00

    Excellent!

    Merci d'avoir signaler cet ajout intéressant à l'arsenal de Google, mais je suis inquiet du peu de place qu'avait l'article dans la mise en page conventionnelle du journal. Dans la même "inclinaison", j'espère que l'application ne passera pas en dessous du tapis et fera prendre conscience de l'importance des écosystèmes forestiers, pour se qu'ils sont et pour ce qu'il nous apportent.

  • Jean-Yves Arès - Abonné 21 février 2014 13 h 26

    Mais qu'est-ce qu'on ferait...

    Si l’on n’avait pas des entreprises privées pour innover de façon si vertigineuse ?

    Depuis sa création Google surprend sans cesse pour sa mise en place de services, dont l'époustouflant Google Earth, qui change la perception que l'on a de notre propre planète, le tout libre d'utilisation sans placarder l'écran de pub.

    Quel coup de maître que d'avoir sue conjuguer entreprise rentable et service d'une immense utilité sociale et libre d'accès.

    Vraiment bravo !