Le chef d'orchestre aussi se dématérialise

Si loin et pourtant si proche. À l'ère de la dématérialisation à tout crin
de la musique et de la création, le compositeur britanno-colombien Stefan
Smulovitz
a décidé de pousser ce concept dans ses derniers retranchements.
Comment? En mettant au monde un système de direction d'orchestre pour
concerts d'improvisation structurée avec particularité: le chef
d'orchestre n'a plus besoin d'être physiquement dans la salle pour mener à
bien sa direction de musiciens.

Baptisé Mad Scientist Machine, ce logiciel transmet les indications du
maestro aux interprètes par l'entremise de lumières LED placées devant eux.
Le tout est activable à distance, avec une présence visuelle du chef
d'orchestre assurée sur un écran géant en passant par l'outil de
communication Skype.



À Montréal, ce jeudi soir, l'ensemble SuperMusique se prépare d'ailleurs à
concrétiser cette abstraction distante lors d'un événement baptisé
Machinaction. Ça va se passer à 20h30 au Conservatoire de Montréal.
L'événement va mettre en scène les 11 musiciens de cet ensemble
d'improvisateurs dirigés par les compositeurs-chefs Lisle Ellis et Sarah
Weaver qui eux, ne seront pas sur la rue Henri-Julien à Montréal, mais
plutôt à... New York.