Google recrute des explorateurs pour finir sa cartographie des recoins du globe

Photo: Google

Même l'empire du tout numérique Google atteint parfois des limites. À preuve, pour poursuivre son hyper-ambitieux projet de cartographie du monde, sous tous les angles et dans tous ses recoins, la multinationale américaine vient de lancer un vaste programme de recrutement d'explorateurs, histoire d'amener ses outils de numérisation de l'environnement là où ses autos, vélos et même sous-marins ne peuvent pas aller.

Sur son blogue, Google explique être désormais à la recherche de marcheurs afin d'accélérer son processus de numérisation de l'environnement en y incluant désormais tous ces espaces, sommets de montage, canyons, chemins escarpés au bord des mers, îles désertes, où l'humain ne peut pas se rendre autrement qu'à pied. Le géant californien propose du coup à des organisations spécialisées dans le plein air et les balades en terres inconnues (ou sur les sentiers pas toujours bien battus) à emprunter son Street View Trekker, système de cartographie numérique installé dans un sac à dos et déjà utilisé dans plusieurs coins du globe, y compris l'Arizona où il a été mis à contribution dans les dernières années pour cartographier les sublimes sentiers du Grand Canyon.

Le sac à dos, surmonté d'une boule, contient un système de 15 appareils photographiques qui captent, immortalisent et géolocalisent l'environnement direct du marcheur. Dans cette nouvelle exploration, Google a décidé d'ailleurs d'explorer un premier partenariat avec le Hawaii Visitors and Convention Bureau qui met à la disposition de ces visiteurs le fameux sac à dos pour leur permettre de contribuer à sa vaste quête de documentation et d'enregistrement du présent, un pas sur un sentier à la fois.

Le Parc national des volcans d'Hawaii, l'observatoire de Mauna Loa, la Baie d'Onomea, les chutes Akaka, la vallée de Waipio Valley et celle de Pololu ont été soumises à ce traitement.

Dans la foulée, la tentaculaire organisation numérique invite d'autres maisons du tourisme, ONG, agences gouvernementales, universités, groupes de recherches qui aiment aller dehors à emboiter le pas, en posant eux aussi leur candidature pour disposer du sac à dos. Une invitation à laquelle notre présent, qui cultive avec fascination l'accumulation de ces petits riens pour la construction d'un grand tout et qui aime dévoiler l'intime, surprendre avec l'inaccessible, risque certainemenent d'être très réceptif. Là-bas, comme ici.

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