Trop agressif sur les réseaux sociaux? Ce serait la faute à un excès de confiance 2.0

C'est le Wall Street Journal qui en parle dans ses pages numériques. Une équipe de chercheurs de la Columbia University et de la University of Pittsburgh a passé au crible les comportements humains dans ces espaces de socialisation en format numérique que sont devenus les Facebook, Twitter, Google+ et les autres. Le but? disséquer les points de tension qui naissent parfois entre les occupants de ces nouveaux territoires.

Les résultats de leur étude doivent être publiés sous peu.

Selon eux, le problème de communication est induit par le canal lui-même qui, en incitant les gens à se montrer sous leur meilleur jour, à lustrer leur ego plusieurs fois par jour par le partage d'une photo, d'un «j'aime» ou d'un commentaire cinglant, tend à surdimensionner leur confiance en eux et du coup à réduire leur capacité à contrôler leur colère lorsqu'ils sont placés face à des irritants. En gros.

Le phénomène, dont il a été possible de prendre la pleine mesure le printemps dernier au Québec, en suivant les conversations à saveur politique et sociale dans les réseaux sociaux, s'accentue d'ailleurs, selon les scientifiques, dans les communautés principalement composées d'amis proches.

Une certaine Jennifer Bristol, publicitaire de 40 ans, en témoigne d'ailleurs dans ce papier, elle qui vient de perdre un ami de longue date après un débat sur Facebook qui a dérapé récemment, comme on dit. Le sujet? La dangerosité des pitbulls en zone urbaine.

On connaissait déjà la misère des riches. Il va falloir désormais apprendre à composer avec la misère des riches branchés et en réseau.

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