La dématérialisation de la musique et ses effets secondaires en 25 photos

L'un ne pouvait pas aller sans l'autre. En succombant de plus en plus massivement à l'appel de la musique dématérialisée, l'humain en réseau a contribué à l'extinction tout aussi massive des commerces spécialisés dans la vente de vinyles, cassettes et disques compacts. Des hauts lieux de la diffusion de la culture sonore, mais aussi de la socialisation (parfois), devenus aujourd'hui des commerces fantômes un peu partout en Amérique du Nord et auxquels le site Flavorwire a décidé de rendre un hommage vibrant et troublant... en 25 photos.

Cette rétrospective d'une mutation débute avec la façade de Sam The Record Man à Toronto — dont une succursale a fait les beaux jours de la rue Sainte-Catherine à Montréal jusqu'à la fin du siècle dernier. Elle se poursuit avec les devantures abandonnées de Gusman à Savannah en Georgie, du Washingtons Cafe and Recordshop, de Discolandia à San Francisco, mais également avec l'intérieur du Record Shop de Londres où le temps semble avoir été suspendu en plein vol, parce qu'autour tout s'est mis soudainement à se télécharger un peu trop vite.

Au Québec, les ventes de CD ont décliné de 40 % depuis 2005, selon l'Observatoire de la culture et des communications (OCCQ), au profit des commerces en ligne comme celui du géant Apple. Le déplacement des habitudes de consommation a fait ici, comme ailleurs, fait disparaitre, des magasins de disques, mais très peu ont toutefois exposé leur agonie dans la trame urbaine pour avoir le plaisir de se retrouver dans cette autopsie photographique du présent.

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