Les Schtroumpfs s'invitent dans le conflit social

Scène de la dérive ordinaire tirée de l'album Les Schtroumpfs de l'ordre (2012).
Photo: Le Lombard Scène de la dérive ordinaire tirée de l'album Les Schtroumpfs de l'ordre (2012).
«Cette année, le dégel a été brusque, explique en guise d'introduction le site Schtroumpfons la hausse d'où cette nouvelle aventure est en train de partir. Chez les Schtroumpfs, le printemps s'est rapidement annoncé être chaud, très chaud. Le Schtroumpf Recteur, acoquiné avec le maléfique Gargacharest et sa complice Azraline, veut s'enrichir sur le dos des petits bonshommes bleus. La société schtroumpf réussira-t-elle à s'unir et à bloquer la hausse des schtroumpfs de scolarité, malgré la vision biaisée du Schtroumpf Daltonien, les manoeuvres du Schtroumpf Financier et du Schtroumpf Reporter, tout comme la répression violente des Schtroumpfs de l'ordre?»

Cette «histoire alternative des Schtroumpfs» a été imaginée par un jeune montréalais de 27 ans qui s'intéresse à l'anthropologie sociale et qui a décidé de déplacer son engagement et ses revendications dans l'univers ludique et parfois introspectif des petits êtres bleus.

Étrangement, avec l'accord ou pas de l'éditeur, la révolte, la répression et la contestation semble être à la mode dans l'univers du Grand Schtroumpf comme en témoigne la sortie récente des Schtroumpfs de l'ordre (Le Lombard), dernier tome — le 30e — de leurs aventures. L'oeuvre, signée Culliford — fils du créateur original — et De Coninck, plonge le village des Schtroumpfs dans un petit enfer autoritariste, donnant du coup à cette bédé une amusante signification dans le Québec du «Printemps Érable».


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