Facebook accusé de sexisme: une campagne s'organise pour faire entrer une femme au C.A.

Baptisée Face It, la campagne d'Ultraviolet n'y va pas par quatre chemins: elle demande au jeune chef d'entreprise, Mark Zuckerberg d'être cohérent avec les jolis discours sur l'ouverture, sur la force de la diversité, le pouvoir de la collaboration entre tous, qu'il aime servir en public et d'inviter une femme — au minimum — à siéger sur le conseil de Facebook. L'attaque publique est accompagnée d'une pétition en ligne. Le groupe espère récolter plus de 300 000 signatures pour déjouer ainsi le machisme affiché du réseau social.

«Facebook a un problème et vous pouvez le résoudre, estime le groupe. Mark Zuckerberg a récemment écrit qu'une partie de la mission de Facebook était se donner un outil pour aider en renforcer le pouvoir entre les individus et pour arriver à de meilleures solutions aux grands problèmes de notre époque. Malheureusement, Zuckerberg ne veut pas éteindre cette philosophie au fonctionnement de son entreprise: dans quelques semaines, quand Facebook va entrer en bourse, il n'y aura pas une seule femme sur le conseil d'administration, une décision qui ne va pas seulement à l'encontre de la mission première de Facebook, mais qui est aussi néfaste pour ses affaires.

On comprend un peu pourquoi. Dans les pages numériques du Los Angeles Times, Jessica Guynn rappelle en effet que cette communauté de citoyens numériques, plus de la moitié des membres sont des femmes. Pis, en pratique, elles sont également plus actives sur ce réseau, plus bavardes quoi, et donc plus profitables d'un point de vue économique économique à cet empire de la socialisation en ligne, dont les ambitions commerciales ne sont plus à démontrer. Leur présence ne serait d'ailleurs pas étrangère à la forte capitalisation boursière, de plus de 100 milliards de dollars, à laquelle s'expose le réseau.

D'ailleurs, tout en prétendant écrire le futur au quotidien, la multinationale américaine fait office de dinosaure en matière d'ouverture aux femmes dans ces lieux de pouvoir. Selon la firme Cataclyst, à peine 12 % des grandes entreprises évoluant dans le palmarès Fortune 500 n'ont en effet aucune femme dans leur C.A. Facebook n'est pas encore entré dans la liste, mais elle fait déjà partie du lot.

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