Facebook, outil de prévention du suicide?

Facebook n'est pas seulement une grande base de données sur les comportements humains mis au service du commerce et de la vente de détails. Que non! Dans un souci de mieux paraître, l'empire numérique de Mark Zuckerberg vient en effet de faire de la lutte au suicide son nouveau credo, avec la mise en place d'un service qui vise à identifier les usagers sur le point de passer à l'acte, pour mieux leur venir en aide.

Traquer le commentaire ou la mise à jour de profil qui pourrait exprimer des tendances suicidaires. Voilà en substance ce que propose Facebook en invitant désormais ses usagers américains à cliquer pour pointer ce genre de contenu à risque. Frederic Wolens, porte-parole de la multinationale, explique tout ça à Reuters.

Une fois l'alarme activée, Facebook communique alors avec le suicidaire potentiel, par courriel, pour l'encourager à prendre contact par téléphone avec la National Suicide Prevention Lifeline, un service d'aide et de prévention. Les réfractaires à ce mode de communication — la parole — de plus en plus archaïque peuvent aussi s'entretenir avec un travailleur social par l'entremise d'un clavardage sécurisé.

Facebook collabore depuis 2006 avec la ligne d'aide et de prévention du suicide aux États-Unis qui, à l'ère de la numérisation des rapports sociaux, doit faire face désormais à une nouvelle réalité. «Nous entendons de plus en plus que des personnes en situation de crise n'osent plus décrocher le téléphone pour en parler, mais s'exprime désormais sur les réseaux sociaux, résume John Draper dans un communiqué de presse récemment émis pour évoquer ce partenariat. Ce service va permettre d'apporter de l'aide à des gens dans le format qu'il souhaite désormais».

Les temps changent, dit-on, et même la prévention du suicide n'y échappe pas.
4 commentaires
  • Mikel Moraline - Inscrit 14 décembre 2011 15 h 08

    Le suicide, outil de prévention contre Facebook?

    Peut-être que Facebook conditionne un peu le suicide, si on prend ça dans l'angle inverse, c'est-à-dire en supposant que si ces pauvres en mal d'amour n'étaient jamais allé sur Facebook, ils ne se seraient probablement jamais suicidé. Malgré tout, je trouve ça très bien que big brother aide ses démunis.

  • Pierre Potvin - Inscrit 14 décembre 2011 18 h 51

    facebook

    juste retour des choses lorsque que l'on pense a tout ce que les jeunes peuvent écrire sur ces réseaux pour poussé au suicide ceux qu'ils ont choisis comme cible.

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 15 décembre 2011 11 h 28

    Facebook et les langues...

    Tel que le démontre le texte de M. Deglise, on dirait que les bonze de ce machin suppose qu'il n'y a que des Américains qui naviguent dans ses eaux: National Suicide Prevention Lifeline...

    Que feront les dépressifs "autres"?

  • Étienne Caron - Abonné 16 décembre 2011 16 h 11

    Facebook favoriserait le suicide ?

    À Mikel Moraline: Les personnes qui se suicident ne sont pas forcément en manque d'amour, et le fait d'être inscrit sur Facebook ne change pas grand chose aux relations interindividuelles, sinon les entretenir. Vous pensez que des personnes inscrites sur Facebook et qui se sont suicidées ne l'auraient pas fait si elles ne s'étaient pas inscrites sur le dit réseaux social ? Alors là, désolé, mais je ne vois pas par quel mécanisme le geste malheureux aurait pu être évité sans le vilain Facebbok !

    Les gens méchants existent et font leurs ravages partout, en personne ou électroniquement. Ce n'est pas une raison pour condamner la validité d'un site comme Facebook. Et sachez que les propos méchants publiés sur Facebook sont publiques (entre amis) et enregistrés. Tout le monde (les amis des victimes) peut les dénoncer. Quant à moi, il s'agit d'un aspect assez positif !