Les jeunes Montréalais demandent à la ville de numériser sa communication

Plus et mieux. La jeunesse de Montréal a demandé aujourd'hui à l'administration Tremblay d'améliorer ses modes de communication à son endroit. Et elle propose, dans un avis qui vient d'être dévoilé, d'investir avec moins de timidité et plus d'efficacité le Web et les réseaux sociaux.

Le Conseil jeunesse de Montréal est catégorique. Dans les dernières années, les transformations sociales et technologiques ont bouleversé considérablement les relations entre la ville et ses citoyens. Or, ce changement de ton n'est pas encore perceptible par la jeune frange des Montréalais qui aimerait être témoin à l'avenir d'une évolution, peut-on lire.

Dans les grandes lignes, le Conseil souligne que les tentatives d'interpeller les générations montantes de la métropole manque d'efficacité et de pertinence. Le groupe déplore aussi l'absence générale de la ville sur les réseaux sociaux, un endroit pourtant considéré comme principale source d'information chez 53 % des moins de 30 ans, le manque de cohérence de l'information présentée sur le site de la Ville et le peu de lieux, virtuels ou pas, permettant de les écouter. Entre autres.

Et le Conseil y va de plusieurs recommandations, dans lesquelles l'utilisation des «nouveaux médias participatifs» occupe une place importante, histoire de «penser la ville comme un lieu d'échange et de rencontre» mais aussi de combler une carence chez 38 % des jeunes Montréalais qui voudraient assumer une «implication civique», mais ne savent pas quel canal utiliser, dit le Conseil.