Un job d'été pour faire la promotion d'une région du Québec

image Ça a pris du temps, mais voilà la chose faite: le Québec a finalement cédé à la tentation hautement numérique des offres d'emplois lancées dans le cyberespace pour faire la promotion d'un produit ou d'un service. Et cette contamination, largement alimentée par les réseaux sociaux, vient de frapper de plein fouet la région de Sorel-Tracy. Ce beau coin de la Montérégie a décidé en effet de partir à la recherche du candidat idéal pour La meilleur job d'été au monde. L'affaire vient d'être lancé, ce matin, sous la neige.

En substance, l'aspirant travailleur va devoir, pendant les deux prochains mois d'été, raconter sa vie, ses plaisirs, ses passions dans ce bout du Québec situé à 45 minutes de Montréal, histoire d'en faire profiter la planète entière, qui, comme tout le monde s'en doute, n'attendait que ça pour poser son regard sur cette embouchure, ses champs, ses centres commerciaux et ses usines métallurgiques. L'aventure commerciale s'accompagne d'un salaire de 40 000$, d'un ordinateur portable, d'une caméra numérique et même d'un appartement et d'une voiture (prêtés). L'exercice de style n'est pas nouveau. Déjà par le passé, la région touristique du Queensland en Australie avait emprunté la même voie pour attirer les touristes: offrir sur la toile le meilleur emploi du monde, gardien d'une île déserte au large de la Grande Barrière de Corail. Ce Sismographe en parlait ici. Dans la foulée, un vignoble californien mais aussi un site versé dans la surconsommation avaient décidé de surfer sur cette même vague qui vient de finir sa course... à Sorel-Tracy.