La Cour suprême américaine s'attaque aux jeux vidéo violents

image La question est désormais sur toutes les lèvres: la Cour suprême des États-Unis va-t-elle réussir à décapiter un adversaire de taille, soit l'industrie du jeu vidéo violent? Aujourd'hui, le plus haut tribunal au pays de Barack Obama a accepté en effet de se prononcer sur la viabilité d'une loi adoptée par la Californie en 2005, loi interdisant la vente et la location de jeux vidéo «violents» aux moins de 18 ans. L'État américain oblige aussi les fabricants à apposer un avertissement sur l'emballage de ces jeux.

Or, le texte est malmené depuis son apparition, rapporte le quotidien Le Monde, particulièrement par l'Entertainment Software Association (ESA), qui représente les Disney Interactive, Electronic Arts, Microsoft Corp ou encore Sony Computer Entertainment de ce monde. En février 2009, un tribunal fédéral a même annulé son application et, dans un paradoxe très américain, Arnold Schwarzenegger, ex-figure de proue de la violence sur grand écran, a décidé de porter la chose devant la Cour suprême. C'est donc un retour dans le ring pour les pourfendeurs de la violence en format binaire et les pourvoyeurs de divertissements sanglants qui cette fois font face, pour ce combat ultime, aux neuf sages de la Cour suprême. Le jugement final pourrait intervenir en octobre prochain.