Google Street View: l'Europe aussi s'inquiète

image Il n'y a pas que le Canada qui craint les effets pervers sur la vie privée du système de localisation numérique Street View. L'Europe aussi n'accepte pas sans broncher de suivre le mouvement imposé par la firme américaine et réclame de Google qu'elle réduise le délai de conservation des photographies non-floutées et non-publiées à six mois, au lieu de douze. Numerama, espace qui ligne qui aime réfléchir sur son époque en parle ici. Pour le moment, Google conserve les photos pendant un an. L'organisme européen qui veille à la protection des données personnelles des citoyens européens estime que ce laps de temps est «disproportionné» et veut du coup «imposer des normes élevées en matière de protection de données». Ce n'est pas la première fois que le projet de cartographie numérique de Google soulève des inquiétudes sur la planète. Récemment — on en parlant dans ce billet —, le Canada a tapé un peu sur les doigts de la firme de Mountain View afin qu'elle se plie aux exigences fédérales en matière de protection des données personnelles prouvant une fois de plus que l'époque peine parfois à ajuster sa modernité avec la vie privée.