Et si les réseaux sociaux étaient bons pour la productivité?

image Ok, par les temps qui courent, la question va un peu à contre-courant. Et pour cause. Dans la dernière année, les réseaux sociaux — et ses fers de lance Facebook et Twitter — ont été régulièrement accusés de contribuer à la procrastination et à la perte de temps, à la maison comme au travail. Des chiffres? En Grande-Bretagne, ces espaces numériques coûteraient 2,2 milliards de dollars en productivité aux entreprises, alors que Facebook aurait fait chuter de 1,5 % la productivité dans le monde des affaires. C'est ce qu'on appelle le prix de modernité et c'est aussi ce qui est remis en cause sérieusement aujourd'hui par le magazine Wired dans cet étonnant papier qui tend à démontrer comment ces réseaux sont finalement capables de faire des humains des êtres... plus productifs. La démonstration est convaincante. Selon Brendan I. Koerner, qui signe ce texte, la créativité se nourrit des moments de pause et de recul que permettent ces lieux d'échange. «Les humains ne sont pas faits pour maintenir une attention constante sur ses taches», peut-on lire. Mieux, le partage d'information, en 140 caractères ou en mises à jour de statuts, vient aussi stimuler cette même aptitude à créer, faisant du coup des Facebook et Twitter de ce monde des endroits où la perte de temps apparente est peut-être finalement un investissement pour l'avancement de la pensée humaine. À condition, bien sûr, prévient-on, de ne pas en abuser. Voilà qui est dit.