Socialiser en ligne au temps de la roulette russe

image C'est pas très profond, mais c'est le phénomène de l'heure dans les mondes numériques. Chatroulette, vous connaissez? Cet espace d'échange en phase totale avec la culture du net propose de mettre en effet en relation les humains branchés sur la base de la roulette russe et par webcam interposée. Le principe? En arrivant sur cette page, un endroit dédié au partage et à la perte de temps, l'internaute est invité à activer sa caméra vidéo pour ensuite être mis, au hasard, en contact avec une autre personne, elle-même devant son ordinateur quelque part sur la planète. Si le mariage n'est pas heureux, d'un simple clic, on peut sauter d'internaute en internaute jusqu'à ce qu'une conversation intéressante en découle. C'est ce qu'on appelle inscrire les rencontres aléatoires dans le web 2.0. Ludique à souhait, mais aussi phénomène qui intrigue la planète information, ce Chatroulette (Chat pour clavardage en anglais et non pas pour le félin) n'en demeure pas moins, depuis quelques jours, au coeur d'une petite controverse. C'est qu'outre la vacuité de cette nouvelle application, l'insolence, la vulgarité et même le caractère pornographique des contenus qui semblent s'y multiplier sont désormais pointés du doigt. On n'en sort pas: même aléatoires, même avec webcam, les échanges numériques, avec la distance physique qui les caractérise, permettent une fois encore le meilleur comme le pire.