Déchets électroniques: l'ONU veut en faire un marché plutôt qu'un problème

image On a tendance à l'oublier: changer d'ordinateur tous les deux ans, de téléphone cellulaire tous les six mois et de télé à tube cathodique pour un modèle à écran plat, c'est bien. Mais ces mutations technologiques sont aussi très polluantes. En début de semaine, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a d'ailleurs, une fois de plus, souligné la chose en publiant une étude exhaustive sur le recyclage des déchets électroniques. Dans les grandes lignes, on y apprend que les rebuts de la modernité, symboles de la course folle à la surconsommation, vont se multiplier dans l'environnement au cours des 10 prochaines années. Mais, pour le responsable innovations et recyclage du PNUE, Guido Sonnemann, ces e-déchets pourraient bien cesser d'être un problème... quand collectivement on va finir par les voir comme la porte d'entrée pour «l'instauration d'un marché de recyclage structuré», une opportunité d'affaire, quoi! Étonnant? À contre-courant? Progressiste ou inquiétant? L'homme s'en explique d'ailleurs dans les pages du quotidien français Le Monde. Et bien sûr, la perspective mérite qu'on s'y attarde.