Sprint de création dans la plus grande indiscrétion

image C'est l'époque qui veut ça: désormais, tout événement culturel en prise avec son époque se doit de plastronner son existence dans les espaces numériques de communication. Les 48 heures de la bande dessinée de Montréal, exercice collectif de création qui prend son envol ce soir en ville, ne déroge d'ailleurs pas à cette règle. Jusqu'à dimanche soir, les 20 bédéistes rassemblés au Goethe-Institut pour mettre leur vie en boites — et en bulles — vont le faire sous le regard indiscret d'une poignée de blogueurs chargés de partager cette expérience, en mots, en images ou en dessins, en direct et surtout avec à la terre entière, à cet endroit précis du cyberespace. Placé cette année sous le thème du mur (en hommage à celui qui est tombé à Berlin il y a 20 ans), ce contre-la-montre de la création en bédé réunit cette année des plumes talentueuses comme celles d'Éva Rollin, Jimmy Beaulieu, Catherine Genest ou encore Pascal Girard. Pour ne citer qu'elles. L'album de 36 pages, orchestré à 40 mains, qui doit normalement voir le jour en deux jours et une nuit, sera distribué la semaine prochaine lors d'Expozine Montréal. Et certainement ailleurs dans les univers numériques, puisqu'il faut vivre avec son temps.

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