Du journalisme et des réseaux sociaux

image Les temps changent. Les médias traditionnels semblent en effet de plus en plus s'intéresser aux réseaux sociaux, tels Twitter, Facebook et consorts, pour la diffusion de l'information. À preuve, dans une note interne, le New York Times a annoncé il y a quelques jours la création d'un tout nouveau poste dans son organisation, celui de rédacteur en chef chargé de ces nouveaux outils de communication. Parce qu'il faut bien vivre avec son temps. C'est Jennifer Preston, journaliste et ex-gestionnaire du célèbre quotidien, qui s'y colle. Son mandat? Mettre à profit ces réseaux pour «trouver des sources, traquer les tendances» mais aussi «dénicher et diffuser de l'information», peut-on lire dans le mémo, dévoilé par le site Journalism.co.uk. En profonde recherche identitaire dans un univers communicationnel en perpétuel changement, les grands médias américains répondent massivement à l'appel de ces réseaux, comme en témoigne le palmarès de la popularité sur Twitter établi par twitterholic.com. Dans ce top 100 des adeptes du «micro-blogging» les plus fréquentés par les internautes, CNN occupe la quatrième place, avec 1,7 millions de fidèles — les «followers», ou «suiveux», comme on dit dans le milieu. À la quatorzième place, le New York Times n'est pas en reste avec 1,03 millions d'individus ou organismes qui suivent ses aventures rédactionnelles dans cet espace, loin derrière toutefois Ellen DeGeneres, animatrice et comique américaine, qui parle chaque jour à 1,8 millions de «suiveux» et de Britney Spears avec ses 1,75 millions de fans.

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