Vieux-Québec : le mythe du spéculateur américain mis à mal

À peine 2 % des propriétés inhabitées du quartier appartiennent à des Américains, selon une étude.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir À peine 2 % des propriétés inhabitées du quartier appartiennent à des Américains, selon une étude.
Contrairement à une perception largement répandue, la plupart des condos vides du Vieux-Québec n'appartiennent pas à des Américains mais à des Québécois de la région de Québec.

À peine 2 % des propriétés inhabitées du quartier appartiennent à des Américains, selon une étude d'Étienne Berthold et Guy Mercier du département de géographie de l'Université Laval.

Selon ces derniers, la grande majorité ont pour propriétaires des résidants de Québec qui habitent ailleurs dans la région. La plupart de ces condos ont été acquis pendant la poussée immobilière des années 2000.

Après avoir interviewé une centaines de propriétaires, les chercheurs ont découvert que plusieurs étaient tout simplement allés vivre avec leurs conjoints tout en conservant leur condos. Dans 11 % des cas, ces propriétaires résident ailleurs dans le quartier.

En 2011, le Vieux-Québec comptait 2880 résidences dont le tiers ont des propriétaires qui vivent ailleurs. La dévitalisation du secteur a contribué à la fermeture de nombreux commerces de proximité (dont l'épicerie) ce qui a rendu encore moins attirant le quartier pour de nouveaux résidants.

Les détails de la recherche de Messieurs Berthold et Mercier seront dévoilés mercredi à 19h lors d'une conférence au Morrin Centre.