Moins de trafic à Québec? C'est possible.

La question a été soulevée mardi lors de l'évènement Québec 2050, qui réunit les acteurs du milieu immobilier autour de l'avenir de la capitale.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir La question a été soulevée mardi lors de l'évènement Québec 2050, qui réunit les acteurs du milieu immobilier autour de l'avenir de la capitale.
En faisant commencer ses cours une demi-heure plus tard, l'Université Laval pourrait réduire de beaucoup le trafic dans la capitale, suggère un jeune architecte.   

La question a été soulevée mardi lors de l'évènement Québec 2050, qui réunit les acteurs du milieu immobilier autour de l'avenir de la capitale. 

Érick Rivard, architecte et designer urbain au sein du Groupe A, l'a abordée lors des travaux du chantier «Transport des personnes et des marchandises». «Moi, ça fait 15 ans que je suis à Québec et je ne comprends pas encore pourquoi quelqu'un n'a pas encore demandé à l'Université Laval de changer ses horaires pour commencer les cours à 9 heures le matin. Je pense qu'on règlerait le trafic à Québec, c'est pas compliqué», a-t-il lancé lors des échanges. 

Les cours commencent actuellement à 8h30, ce qui fait concorder l'horaire des étudiants avec celui de la plupart des travailleurs. 

M. Rivard a fait remarquer que durant la semaine de relâche, les problèmes de trafic le matin étaient pratiquement réglés à Québec. Il estime qu'on pourrait modifier les horaires d'autres gros générateurs de déplacements comme le gouvernement ou encore le secteur de l'assurance. 

L'évènement Québec 2050 a été organisé par l'Institut de développement urbain et se déroule toute la journée à l'Université Laval. Dans un sondage présenté mardi matin, la congestion routière a été identifiée comme l'enjeu le plus important pour le développement futur de la région (48 %) devant le vieillissement de la population (38 %) et le maintien des infrastructures (37 %)
3 commentaires
  • Éric Alvarez - Inscrit 11 mars 2015 08 h 16

    À tester!

    ... avant de penser construire un tunnel! :)

  • Jean Richard - Abonné 11 mars 2015 09 h 08

    Un titre à l'opposé

    Comme le dit un proverbe, la voiture a horreur du vide. Faites-lui un trou et elle le remplit.

    Ainsi, ajouter des routes n'a jamais réglé les problèmes de circulation, sinon à court terme. Il en sera de même avec l'étalement temporel. Ainsi, si telle industrie ou telle université décide de retarder l'heure de début quotidien de ses activités, la porte sera ouverte et d'autres feront de même. Sauf que le soulagement à court terme aura amené davantage de voitures sur la route. La période tampon ne fera que reculer, jusqu'à ce que l'heure de pointe du matin rejoigne celle de l'après-midi, nous laissant sur une ville congestionnée en permanence.

    Un bouchon de circulation, c'est une sorte de régulateur. En refusant de voir les choses ainsi, on ne fait qu'empirer les choses, en adoptant des mesures qui risquent de créer de plus gros bouchons. C'est un peu comme ces médecins qui administrent des médicaments pour soulager la toux plutôt que de soigner la grippe. Ils succombent au désir de leurs patients d'être soulagés à court terme.

  • Sylvain Auclair - Abonné 11 mars 2015 21 h 11

    Trafic

    En français, on parle de circulation.