Trois murales de Montréal dans le Top 25 des murales marquantes de 2013

<em>Barré</em>, par Escif, en 3e position.
Photo: Daniel Esteban Barré, par Escif, en 3e position.
Trois murales réalisées l'été dernier dans le cadre du premier festival international d'art public MURAL de Montréal ont été classées dans le cru des 25 oeuvres de street art marquantes de 2013, par le très branché magazine américain Complex. Trois plutôt qu'une!

Tout un départ pour ce festival jeunot, qui lors de son lancement en 2013 sur la rue Saint-Laurent, avait pour ambition de transformer «la Main» en une galerie à ciel ouvert.

À l'époque, les organisateurs espéraient donner à Montréal une «visibilité inespérée à plusieurs commerces». Mission doublement accomplie, car c'est à toute la métropole que le pow-wow de bombes aérosol donne aujourd'hui un rayonnement inespéré.

«Pour nous, c'est une récompense incroyable. Ce ne sont pas que les artistes qui sont mentionnés, mais le nom de la ville de Montréal qui apparaît dans chacune des mentions. Ça renforce notre souhait de voir Montréal se positionner sur la scène mondiale de l'art public», se réjouit André Bathalon, directeur des communications pour l'événement.

Barré, la surréaliste serrure monochrome de l'artiste espagnol Escif, peinte sur un mur longeant la rue Saint-Dominique, décroche la 3e place de ce palmarès mondial, couru des amateurs de street art et de vie urbaine. L'oeuvre Hochelaga, du muraliste américain LNY ravit la 6e position, alors que le buffle géant et hirsute (Untitled) de l'artiste belge Roa, qui remplit un mur de plusieurs étages de hauteur, coin Marie-Anne et Clark, se classe 24e parmi les 25 oeuvres les plus cotées.

Montréal, ville incontournable du street art? «Ça va exploser cette année», promet Bathalon, soutenu par la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL), qui a investi l'an dernier 260 000$ dans l'aventure. Dans une mauvaise passe, la «Main», délaissée par plusieurs commerçants, faisait le pari de réinsuffler à l'artère légendaire son dynamisme en misant sur l'art.

Pari gagné, puisque le musée en plein air pour aficionados de la bombe, devenu le point de mire de la foire commerciale piétonnière d'été, a attiré l'été dernier 800 000 personnes. Soit 300 000 de plus que lors des foires précédentes.

La «Main» se gonflera de nouvelles murales lors de la deuxième édition du Festival MURAL, qui se tiendra du 12 au 15 juin. De nouveaux muralistes seront appelés en renfort, et la moitié des murales peintes l'an dernier seront remplacées par de nouvelles.

Choix déchirant en vue! Les murales portées aux nues par Complex seront-elles préservées?

«Le lieu, la surface et l'état de détérioration vont guider nos choix, dit le porte-parole du festival. On va aussi tenter de trouver de nouveaux murs pour ajouter à l'ensemble. Vous savez pour les muralistes, ça va de soi que leurs oeuvres sont éphémères. C'est l'esprit même du street art!»

Oui peut-être, mais pas pour nous!  

*Pour voir les 22 autres murales retenues par le magazine Complex, voir ici




Jour 1 // Day 1 from MURAL on Vimeo.