Graffiteurs contre nettoyeurs

Le graffiti «Bad Kitty» de l'artiste DS.
Photo: Source: Facebook Le graffiti «Bad Kitty» de l'artiste DS.

Particulièrement irrité de voir un employé de la ville effacer son graffiti «Bad Kitty» après seulement huit heures d'existence, un artiste londonien a fait au mois de mai ce qui lui semblait logique: prendre une photo du nettoyeur afin de le reproduire sur le même mur.

«Ma réaction au nettoyage a été différente des autres fois. Le fait de savoir qu'une pièce peut être effacée ou couverte d'un autre graffiti, ça ne me dérange pas, ça fait partie de la vie. Mais cette fois, ça n'a duré que huit heures», a dit DS lorsque le Daily Mail lui a demandé d'expliquer son geste.

Quelques mois plus tard, l'acte de vengeance semble tenir le coup. Sur son fil Twitter, DS ne fait aucune mention d'un nouveau nettoyage.

Or, DS n'est pas le seul à se moquer du travail de ceux qu'on pourrait appeler les «techniciens de surface».

Un autre graffiteur de Londres, Mobstr, s'est déjà engagé dans un bras de fer avec un nettoyeur dans le cadre duquel l'écriture d'un bout de phrase déclenchait le passage du nettoyeur, qui déclenchait un nouveau bout de phrase... Mobstr est d'ailleurs un habitué des duels. Il y a quelques années, il a écrit sur un mur «Come on paint me white again». Après le passage du nettoyeur, il a récidivé avec «Boooring».

Le week-end dernier, à Melbourne, un artiste dénommé Adrian Doyle a complètement peint en bleu une ruelle prisée par les graffiteurs, Rutledge Lane. Les graffiteurs n'en revenaient pas. D'autant plus que la performance n'avait rien de spontané: elle a reçu l'aval du conseil municipal et fait partie d'un projet avec la RMIT University.

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