Une carte des vélos volés à Montréal

Le vol de vélos semble bel et bien un fléau à Montréal.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le vol de vélos semble bel et bien un fléau à Montréal.
Après la carte des «spots à tickets», voici celle des vélos volés. Et à en juger par le nombre de petites bicyclettes vertes qui apparaissent sur la carte, le vol de vélos semble bel et bien un fléau à Montréal.

«Quand j'ai vu tout ce monde sur le groupe Facebook des Vélos volés, ça m'a touché. J'ai décidé de faire ma part et de donner au suivant», dit Dominique Audet, un internaute qui a mis en ligne la carte Google des vélos volés à Montréal, ce lundi.

La page avait été vue plus de 2600 fois en deux jours, mercredi soir. Une quarantaine de vols de vélos étaient signalés sur la carte. La majorité avaient été rapportés par des résidants des quartiers centraux comme Villeray, Rosemont, le Plateau-Mont-Royal et le centre-ville.

«Ça me laisse croire que des voleurs organisés frappent dans ces quartiers», dit Dominique Audet.

Cet étudiant en soutien informatique dit s'être fait voler trois bicyclettes au cours des derniers mois, dont une durant une manifestation du printemps érable, l'an dernier. Arrêté par la police avec 200 autres manifestants, Dominique Audet avait dû abandonner son vélo à l'angle des rues Sherbrooke et Saint-Denis. À sa sortie du poste de police, la bicyclette avait disparu.

L'étudiant avait lancé un appel sur Facebook pour retrouver son vélo, photo à l'appui. Ça avait fonctionné: six mois plus tard, un inconnu lui avait retourné le vélo, en admettant qu'il l'avait trouvé en pleine rue, non verrouillé.

«Les appels à l'aide sur les réseaux sociaux peuvent donner des résultats. La police dit retrouver moins de 2% des vélos volés, les victimes doivent s'organiser», dit Dominique Audet.

Prochaine étape: avec des amis qui s'appellent les «justiciers du vélo», il envisage de prendre des voleurs en filature et appeler la police. Ça risque de dégénérer en bataille de rue, non? Il y a des limites à se faire justice soi-même, dans un régime de droit.

«Non, on ne veut pas casser la gueule des voleurs! Mais on veut qu'ils se sentent surveillés», dit-il. En tout cas, les réseaux sociaux sont en état d'alerte: le groupe Facebook des Vélos volés, dont Le Devoir a parlé, compte plus de 1000 membres, une semaine après sa création. Un rebondissement de plus dans ce qui commence à ressembler à «l'été du vélo» à Montréal.


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1 commentaire
  • Daniel Desjardins - Abonné 14 août 2013 20 h 36

    Et si le SPVM s'occupait du vol de vélos ?

    Au lieu de s'acharner sur les cyclistes et les piétons, peut-être que le SPVM pourrait mettre un peu d'énergie sur le fléau du vol de vélos?