Les travaux lourds et en hauteur de la Place Ville-Marie

Photo: François Desjardins

L'échafaud motorisé qui s'est ancré à la Place Ville-Marie il y a un mois et demi, et qui sera démantelé en quatre jours dès la semaine prochaine, n'a pas exactement servi au lavage des vitres.

Doyenne des gratte-ciel du centre-ville avec la Tour CIBC, la Place Ville-Marie comptait 23 transformateurs électriques un peu partout dans le complexe, dont 17 ont été remplacés depuis 2011. Installés en 1962, ils cèdent leur place à de l'équipement de nouvelle génération, plus robuste et sans BPC. Or très tôt dans le processus de planification, l'équipe a eu un problème: comment ferait-on pour transporter jusqu'au sommet de l'édifice les deux derniers transformateurs pesant chacun 24 000 livres?

«On a pensé à un hélicoptère», dit le directeur général du quatrième plus haut gratte-ciel de Montréal, Dany Gauthier. «On a pensé à une grue. On a pensé à un système de grue autoportante fixée au bâtiment...», poursuit-il. L'équipe a finalement arrêté son choix sur un échafaud motorisé fixé directement à la paroi de l'édifice.

La Place Ville-Marie, une véritable ville de 10 000 travailleurs qui appartient aujourd'hui à une filiale de la Caisse de dépôt et placement, est le quatrième plus haut gratte-ciel de Montréal, derrière le 1000 de la Gauchetière, le 1250 René-Lévesque (Tour IBM) et la Tour de la Bourse.

L'échafaud motorisé qui a été mis en place est une affaire d'ingénieur, dit M. Gauthier. «On voit souvent des échafauds motorisés, mais sur des tours plus basses, en effet. Mais pour des raisons de gestion du risque et de coût, c'est l'alternative qui est restée.»

Êtes-vous monté dedans? «Non non non non non», dit-il. «Le moins possible.»

Et pour ceux qui aiment les sensations fortes, pourquoi ne pas jeter un coup d'œil à ces travailleurs de Hong Kong qui démantèlent l'échafaud de bambou sur un édifice d'une vingtaine d'étages?




À voir en vidéo