​Ailleurs au pays: à la fois décidés et indécis

Le chef conservateur, Stephen Harper
Photo: Annik MH De Carufel Le devoir Le chef conservateur, Stephen Harper
Les sondages montrent que les deux tiers des Canadiens souhaitent défaire le gouvernement Harper, mais nombre de ces électeurs ne savent toujours pas sur qui miser pour arriver à leur fin. 

Et ils le font savoir aux candidats qui cognent à leur porte. « Bien des gens me disent qu'ils vont appuyer le parti qui, selon eux, aura le plus de chance de défaire les conservateurs », raconte à la Canadian Press la candidate libérale dans la circonscription torontoise de University-Rosedale, Chrystia Freeland. 

La candidate néodémocrate dans Vancouver Granville, Mira Oreck avoue avoir été surprise par le nombre de personnes prêtes à abandonner leur allégeance partisane pour cette raison, des allégeances parfois vieilles de 20 ou 30 ans.

Opposée aux conservateurs, Jane Davis, d'Halifax, hésite entre le NPD et le PLC. Elle a quand même décidé d'afficher ses couleurs changeantes. Elle plante dans sa pelouse une affiche orange du NPD pendant quelques jours, puis une affiche rouge du PLC. Et elle dit qu'elle le fera jusqu'à ce qu'elle se décide.

De quoi entre temps mêler sondeurs et organisateurs politiques. Les deuxièmes choix des électeurs prennent une importance nouvelle, mais brouillent les prédictions.

Il y a une grande volatilité attribuable à ces électeurs, et ils sont nombreux, pour qui le choix entre le NPD ou le PLC ) sera guidé par la conviction de qui peut avoir le dessus sur les conservateurs, a confié le sondeur Nic Nanos à la Canadian Press. D'où l'importance que pourrait avoir un élan de fin de campagne. 

Entre temps, des gens de différents horizons s'en mêlent, dont le populaire chanteur pour enfants Raffi Cavoukian. Il a carrément pris Twitter d'assaut, rapporte La Presse canadienne, avec une chanson de son cru se moquant du bilan conservateur. Son geste l'a porté au sommet du palmarès sur Twitter, y compris parmi les utilisateurs les plus férus de politique. Sa chanson I Want My Canada Back! (Je veux récupérer mon Canada) a été visionnée plus de 250 000 fois sur Facebook et YouTube. Son but : intéresser ses abonnés à la politique. Quant à sa position anti-Harper, il la présente comme un geste citoyen et non politique puisqu'il ne dit pas à ses admirateurs pour qui voter.

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