Harper Prime Minster : la langue, grande malmenée de la campagne (mis à jour)

Le français et l'anglais en prennent pour leur rhume dans la présente campagne électorale. 
Image: Twitter Le français et l'anglais en prennent pour leur rhume dans la présente campagne électorale. 
Depuis le déclenchement de la campagne fédérale, les principaux partis politiques n'ont pas malmené que leurs adversaires : la langue française en prend également pour son rhume dans la présente joute électorale. Sur les réseaux sociaux, les sites Web de candidats et le terrain, le Nouveau parti démocratique, le Parti conservateur et le Parti libéral du Canada ont multiplié les bévues, tant avant qu'après la visite de Stephen Harper chez le gouverneur général. Des fautes qui n'apparaissent pas à la même fréquence en anglais.

Dans les secondes ayant suivi la fin du débat des chefs de jeudi soir, les conservateurs se sont par exemple empressés de déclarer Stephen Harper grand gagnant de ce premier échange entre leaders, dans un billet publié sur Twitter. Tellement rapidement qu'ils se sont trompés dans son titre, M. Harper étant devenu le « Prime Minster (sic) ».

L'opposition n'a pas de quoi se se péter les bretelles, car c'est elle qui, jusqu'à maintenant, a effectué le plus grand nombre de fautes du genre. C'est notamment le cas de Paul Dewar, député du NPD dans Ottawa-Centre, la circonscription où est situé le parlement fédéral. Son slogan « The Smart Choice for Change » est devenu « Le choix intélligent (sic) pour le progrès », à l'ouverture de son bureau de campagne. « Ré-élisez (sic) Paul Dewar », précisent ses affiches.



L'ex-candidat à la chefferie du NPD avait déjà expliqué, lors de la course, souffrir de dyslexie. Il avait ajouté qu'apprendre le français était particulièrement difficile pour cette raison, bien qu'il se débrouille dans cette langue. Il peut se consoler : son chef semble avoir fait des erreurs de traduction semblables en promettant des emplois « bien rénumérés (sic) » à plus d'une reprise :


Mais néodémocrates et conservateurs n'ont pas le monopole de l'erreur. En effet, les libéraux ont publié par mégarde sur Facebook un cliché de leur chef où figure une mauvaise traduction de leur slogan de campagne, dans les heures suivant le déclenchement des élections, une erreur que n'ont pas manqué de relever des électeurs :



Plus tôt cette année, les Jeunes libéraux avaient fait une autre erreur du genre, toujours sur Facebook : Les Verts, qui comptent présenter des candidats dans chacune des 338 circonscriptions du pays, peinent pour leur part à traduire certains passages de leur plateforme, comme en témoigne cette page censée expliquer la position du parti sur le Sénat.  Les observateurs de la scène politique s'entendent tous pour dire, néanmoins, que la chef des verts Elizabeth May a effectué des progrès considérables dans la langue de Molière depuis la dernière joute électorale.

Le Parti libéral n'a pas hésité à faire son mea culpa pour les fautes relevées ci-haut. L'erreur qui s’est glissée dans une publication de leur page Facebook dimanche dernier est malheureuse, écrit le porte-parole Olivier Duchesneau, mais elle a rapidement été corrigée.

« La mauvaise version du graphique est apparue en ligne pendant un bref moment avant d’être remplacée par la bonne version », dit-il. « Il ne s’agit pas d’une erreur dans notre slogan mais bien uniquement dans un graphique Facebook. » Selon lui, le Parti libéral du Canada redouble d’effort pour assurer la qualité du français et de l’anglais dans toutes ses publications.

Mince consolation pour nos politiciens : les médias ne sont pas à l'abri de telles bourdes. Parlez-en à Maclean's, qui organisait jeudi soir le premier débat de la campagne, et qui dans une publicité pleine page à cet effet s'est trompé dans le nom de celui qui dirige le NPD, Thomas Mulclair Mulcair. 

AJOUTS : D'autres bourdes du NPD et du PLC signalées par des lecteurs: 
 





















Source: Twitter et Facebook

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