O'Katarinabellatsointsoin

imageQui donc peut bien avoir oublié la belle Katarina Witt? Aux Jeux de Calgary en 1988, la grande patineuse est-allemande, qui a déjà séduit tout le monde avec son sourire, épate la galerie en livrant un parcours sans faille au programme libre sur la musique de l'opéra Carmen de Georges Bizet. Cela lui vaut une deuxième médaille d'or consécutive puisqu'elle était aussi montée sur la plus haute marche du podium à l'âge de 18 ans seulement, quatre ans plus tôt à Sarajevo. Dans toute l'histoire, seules Witt et la Norvégienne de légende Sonja Henie ont été en mesure de défendre leur titre avec succès. Henie a triomphé en 1928, 1932 et 1936. À Calgary, on assiste à la «bataille des Carmen» puisque la principale rivale de Witt, l'Américaine Debi Thomas, a choisi la même musique. (Thomas termine 3e, la Canadienne Elizabeth Manley parvenant à s'emparer de l'argent à la surprise générale.) Du côté des hommes, c'est plutôt la «bataille des Brian», alors que l'Américain Brian Boitano devance le Canadien Brian Orser. Katarina Witt est fréquemment évoquée comme celle qui a lancé une nouvelle ère pour le patinage artistique en lui donnant un côté glamour.