Critique de la proportionnelle

Si François Legault tient parole, son gouvernement présentera, d’ici au 1er octobre 2019, un projet de loi proposant un nouveau mode de scrutin proportionnel dit mixte compensatoire avec listes régionales. Il aura l’appui, pour ce faire, du Parti québécois, de Québec solidaire et du Parti vert, selon une entente signée en mai 2018. D’abord opposé au projet, le Parti libéral du Québec se dit maintenant d’accord avec le principe.

Faut-il se réjouir de cette rare unanimité ? Les discours politiques et médiatiques nous y incitent. La proportionnelle, dit-on, aura la vertu d’accorder à chaque parti un nombre d’élus correspondant plus justement au pourcentage de votes obtenus, favorisera des gouvernements de coalition plus représentatifs des diverses tendances politiques et aidera, ce faisant, à combattre le désenchantement des citoyens envers la politique. Comment être contre ?

« On a parfois l’impression, écrit le politologue et juriste Christian Dufour, qu’être opposé à la proportionnelle, pire encore, défendre sans s’excuser le mode de scrutin actuel, fait de vous un piètre démocrate […]. » Dans Le pouvoir québécois menacé (Les éditeurs réunis, 2019, 168 pages), Dufour explique pourtant avec fougue son opposition radicale à cette réforme, au nom de la préservation « du poids politique de la majorité francophone ». Son argumentation est éloquente, malgré quelques négligences linguistiques et imprécisions historiques (l’échéance de Meech n’était pas 1992 mais 1990 et Hydro-Québec n’a pas été créée par Duplessis mais par Godbout).

L’enjeu démocratique

La démocratie québécoise est imparfaite, certes, mais elle demeure « l’une des plus dynamiques et des plus solides qui existent dans le monde », écrit Dufour. Avec son mode de scrutin uninominal à un tour, simple et compréhensible par tous, elle permet l’élection de gouvernements forts et stables — un atout « dans la tourmente de la mondialisation » et dans une fédération canadienne qui tend à réduire le pouvoir québécois — et le remplacement pacifique de ceux-ci.

Abandonner ce système au profit de la proportionnelle, continue Dufour, reviendrait à succomber à une illusion de démocratie. Dans ce dernier modèle, en effet, ce sont les partis qui décident, après l’élection, lesquels d’entre eux formeront le gouvernement de coalition et, par conséquent, quelles seront ses priorités, ce qui enlève du pouvoir aux citoyens. La proportionnelle, de plus, incite à « la création de petits partis axés sur des différences identitaires, religieuses ou idéologiques » et leur confère souvent, à l’heure des tractations visant à former une coalition gouvernementale, un pouvoir démesuré. L’idée, enfin, que ce mode de scrutin constituerait un antidote au désenchantement politique ne se confirme nulle part dans le monde.

La question nationale

Pas vraiment plus démocratique, donc, que notre mode de scrutin actuel de type britannique, la proportionnelle aurait aussi pour résultat délétère, selon Dufour, d’institutionnaliser « les gouvernements minoritaires ou de coalition pour la seule nation du continent contrôlée par une majorité francophone ».

Autonomiste assumé — il affirme que les Québécois ne veulent pas vraiment de la souveraineté, mais n’acceptent pas non plus le refus canadien de leur identité —, Dufour se fait un fervent défendeur du concept de « société distincte » et martèle que le pouvoir québécois, c’est-à-dire l’existence d’un État « contrôlé par une majorité francophone », s’avère le « principal moyen d’éviter la folklorisation graduelle de notre identité, de même que la progression d’un multiculturalisme canadien qui réduit le fait national québécois à ses aspects ethniques ».

Le pouvoir québécois, selon le politologue, repose sur neuf sources : le droit à l’autodétermination de la nation québécoise, le Code civil, une majorité francophone, la règle de la claire prédominance du français sans exclusion de l’anglais, le bilinguisme institutionnel fédéral, la doctrine Gérin-Lajoie, un Québec inc. dynamique, une exceptionnelle créativité culturelle et, dans une logique autonomiste non indépendantiste, un « principe fédéral fort », c’est-à-dire le respect de la souveraineté des provinces dans leurs champs de compétence. Toutes ces sources, écrit Dufour, ont besoin du poids politique de la majorité francophone pour ne pas se tarir, et ce poids est « lié à notre mode de scrutin si décrié ».

Les arguments des partisans de la proportionnelle sont souvent rationnels et convaincants. Dans le contexte québécois, toutefois, la critique énergique que leur réserve Christian Dufour fait apparaître leurs potentiels effets pervers. S’il est vrai qu’il faut d’abord éviter de nuire en tentant de corriger un problème, le statu quo, en matière de mode de scrutin, est peut-être préférable.

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40 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 24 août 2019 02 h 57

    Pénible

    Quelle est l'idée de présenter ce livre qui s'oppose à la démocratie la plus élémentaire? Il s'écrit pourtant un grand nombre d'essais intéressants au Québec... Jamais les objectifs ne doivent surpasser la démocratie, si ce n'est les mesures pour protéger les droits et libertés de la population.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 24 août 2019 12 h 38

      Vous devriez lire le livre du Monsieur Dufour avant de le juger.

    • Christian Nobert - Inscrit 25 août 2019 18 h 59

      Moi ce que je pense c'est, comment se fait-il que nous entendions ce discours si Vital pour réfléchir, prendre et appuyer la meilleure décision éclairée, alors que nous sommes à quelques mois de ce projet de Loi? Nous devons tout de même penser sérieusement à: « Laquelles des nombreuses décisions démocratiques, créées par consensus et mises à notre disposition - démocraties, d'ailleurs, qui cherchent toujours le mieux-être - seraient la plus efficace pour cerner l'Élément crucial qui demande à élever la question une coche plus haut. » Nous devons réfléchir à chaque cas particulier. Si la question porte une conséquence aussi grave à la survie du peuple du Québec; de la nation française et la somme de toutes ses composantes; du retour à nos premières relations avec les Premières Nations, qui ont appris aux premiers colons à survivre: nos soeurs et nos frères « indiens ». Si je suis là, c'est grâce à eux. BREF, la question de la proportionnelle est un pensez-y bien fondamental!

  • Yv Bonnier Viger - Abonné 24 août 2019 06 h 54

    Vivre la démocratie

    Personne n'est assez naïf pour croire que le changement de mode de scrutin va régler tous les problèmes de notre vie démocratique. Il est cependant avéré que le mode actuel nous enferme dans une étroite expression des idées et des valeurs. On peut vouloir se contenter de cela. C'est légitime. Mias j'epère que collectivement nous déciderons de tenter autre chose pour inclure davantage de diversité et de participation citoyenne. Le mode de scrutin proportionnel mixte qui nous est proposé peut nous amener ailleurs. Tentons l'aventure !

    • Claude Bariteau - Abonné 24 août 2019 14 h 32

      Sage commentaire. Changer de mode de scrutin ne corrige pas le régime politique monarchiste constitutionnel dans lequel nous nous exprimons avec un scrutin uninominal à la fois infecte et abject dans un univers multipartite.

      C’est connu. Introduire une proportionnelle mixte corrigera des écarts et permettra d’avoir une représentation des élus conformes à l’appui que reçoivent les partis politiques. Elle le fera en autant d’y avoir accès avec un élu ou 3 % des votes exprimés, ce qui évite des élus de partis trouble-fête comme dans certains pays où existe une proportionnelle absolue.

      Cela dit, ce n’est pas suffisant. Il faut plutôt revoir et le régime et le système politique pour que l’un et l’autre deviennent un régime et un système choisis par le peuple québécois composé de tous les habitants du Québec.

      Pour ainsi raisonner, il faut penser en citoyens et citoyennes d’un pays. M. Dufour, qui est un fervent canadien, ne pense pas en ces termes. Il pense plutôt que le système actuel, M. Cornellier aussi semble-t-il, permet un vote ethno-nationaliste, qui ferait que les Franco-Québécois se retrouveraient toujours au pouvoir.

      Or, les Franco-Québécois ne pensent pas en ces termes et expriment autrement leurs choix politiques. Si M. Legault trahit sa signature, il le découvrira très vite en 2022. Il y a une limite à la duperie.

  • Jean Lapointe - Abonné 24 août 2019 07 h 20

    Il y a de quoi y penser par deux fois

    «S’il est vrai qu’il faut d’abord éviter de nuire en tentant de corriger un problème, le statu quo, en matière de mode de scrutin, est peut-être préférable.» (Louis Cornellier)

    Je penche d'autant plus dans ce sens que je me méfie des gens qui sont trop sûrs de la justesse de leurs proposotions. Pour moi passer à un mode de scrutin proportionnel par souci d'une plus grande démocratie je me demande si ce ne serait pas se tirer une balle dans le pied. On fera ça quand le Québec sera indépendant, Du moins il est encore possible d'y parvenir pour le moment. Ne nous compliquons pas le problème davantage. Il l'est déjà assez compliqué. Au contraire mettons toutes les chances de notre côté.

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 août 2019 12 h 15

      @Jean Lapointe,

      Vous vivez dans époque révolue.

      Il est fini, bien fini, le temps où le PQ se prenait pour le propriétaire exclusif de la question nationale.

      D'ailleurs, ce prétendu statut, l'a presque systématiquement fait reléguer l'indépendance aux oubliettes, tant le Parti québécois prenait le vote souveraniste pour acquis pour ne se préoccuper que de son véritable "Article Un": prendre le pouvoir et à n'importe quel prix, tels ses sempiternels report de référendum et ses dérives ethniques et identitaires.

    • Jacques Patenaude - Abonné 24 août 2019 18 h 46

      @Montmarquette
      C'est quoi le rapport avec le PQ ? Ils sont d'accord avec le mode de proportionnel comme les autres parti. Votre haine du PQ l'emporte sur votre jugement. Il y a eu une élections et je vous rappelle qu'il sont présentement le quatrième parti à l'assemblée nationale derrière QS alors il serait préférable me semble-t-il que vous attaquiez le parti au pouvoir.

    • Cyril Dionne - Abonné 25 août 2019 07 h 45

      Vous avez raison M. Lapointe.

      Vouloir réformer notre système de monarchie constitutionnelle équivaut à vouloir changer la couleur de notre « Lada » en pensant qu’elle ira mieux et ne sera plus défaillante. Ce système parlementaire, qui date du temps de la Grande Charte ou Magna Carta, ne fonctionne plus il y a longtemps dans nos démocraties. C’est un système républicain qui est la solution avec des gens élus pour toutes les fonctions et les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires séparés.

      Cela dit, sans un référendum sur la question, cela ne passera pas et ne sera jamais accepté par la population, vous savez, le peuple québécois. Évidemment que ce sont les petites minorités souvent non-élues qui détiennent le pouvoir dans une proportionnelle et qui s’incrustent dans les institutions puisque les gens ne peuvent plus les congédiés. Ce n’est pas palpable d’avoir quelqu’un qui a perdu ses élections à maintes reprises et le voir à l’Assemblée nationale sans pouvoir s’en débarrasser.

      Mais le pire danger dans cette mésaventure qu’est la proportionnelle dans un système comme le nôtre, c’est la montée de petits partis extrémistes qui détiendraient le pouvoir. En 1933 en Allemagne, le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NAZI – NSDAP), dirigé par nul autre qu’Adolph Hitler, ne serait jamais arrivé au pouvoir si le suffrage universel avait été la seule source de légalité puisqu’il n’a jamais été élu. C’est la proportionnelle qui l’a conduit au pouvoir et légitimé. En fait, les Nazis ont pu opérer un coup d’État légal grâce à ce système. Et les Nazis étaient de gauche, des socialistes et cela, tout le monde l’oublie.

      La solution évidente à tout cela est un système républicain.

    • Claude Bariteau - Abonné 25 août 2019 07 h 58

      M. Lapointe, « le faire quand le Québec devenu indépendant » fut la position d'opposants au sein du PQ au rojet de M. Lévesque avec l'appui du Conseil des ministres.

      Ces opposants, dont le ministre Bédard, firent tout pour que le projet de loi préparé ne soit même pas déposé avant le retrait de ùm. Lévesque comme PM du Québec en juin 1985.

      M. Lévesque venait d'appuyer le gouvernement Mulroney avec le « Beau risque » après le « renérendum » pour rejeter une position du Conseil national en faveur de l'indépendance, qu'Il avait néanmoins favorisé.

      Les opposants craignaient qu'en introduisant une proportionnelle il y aurait division accentuée du votes des Franco-Québécois. Or, le système uninominal a donné emprise du PLQ sur le Québec avec un appui de 56,99% en 1985 et 49,6% en 1989 suivi d'appuis en-deça de 50% après 2003 jusqu'en 2018 du suffrage exprimé.

      Actuellement, la CAQ dirige le gouvernement du Québec avec 37,4%.

      Si, pour vous, une démocratie de pacotille, vaut mieux qu'une démocratie fondée sur un système proprotionnel qui a fait ses peuves lorsqu'il n'est pas absolu, vous n'êtes pas un démocrate à l'image de M. Lévesque et d,un nombre important d'indépendantistes.

      Vous êtes un « dufouriste » pro-libéral et pro-Canada.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 août 2019 08 h 16

      "C'est quoi le rapport avec le PQ ? " - Jacques Patenaude

      "On fera ça quand le Québec sera indépendant,"- Jean Lapointe, péquiste.

      D'ailleurs, le rejet de la proportionnelle qu'avait encaissé René Lévesque de la part de son Conseil des ministres, justifiait ce rejet avec le même argument: "On fera la proportionnelle quand le Québec sera indépendant.

    • Claude Bariteau - Abonné 25 août 2019 14 h 49

      De mémoire, M. Montmarquette, le Conseil des ministres a appuyé le projet de M. Lévesque. Ce sont des ministres opposés à ce projet, la majorité étant des indépendantistes qui craignaient une division du vote, qui ont convoqué une réunion d'urgence d'une instance du PQ à Drummondville pour renverser cette décision.

  • Christian Montmarquette - Abonné 24 août 2019 08 h 01

    Le poids des francophones

    « Dufour explique avec fougue son opposition radicale à cette réforme au nom de la préservation « du poids politique de la majorité francophone » - CD

    Je ne vois pas en quoi le poids politique de la majorité francophone serait de quelque manière affecté avec le scrutin proportionnel, alors que justement, il respecterait la proportionnalité des votes du 80% des francophones, quand on sait que ce sont plutôt les libéraux qui ont profité durant des années de la sur-représentation du vote anglophone.

    « Avec son mode de scrutin uninominal à un tour, simple et compréhensible par tous, elle permet l’élection de gouvernements forts et stables..» - CD

    Des gouvernements forts et stables ça produit aussi des quasi-dictatures comme le gouvernement Charest nous l'a démontré durant 15 ans et qui menait le Québec par le bout du nez en en reléguant l'opposition au rôle de potiche sans rapport de force et de négociation.

    — Et c'est ça, qu'applaudit Christian Dufour au nom de la défense de la majorité francophone?

    Ce polémiste de première semble dire le contraire du bon sens pour se creuser une niche médiatique et se faire remarquer. En ce qui me concerne, le Richard Martineau journalisme au Québec.

    Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 25 août 2019 09 h 00

      M. Montmarquette,
      Je ne vois pas ce que le "poids politique de la majorité francophone" fait ici, mis à part une tentative de noyer le poisson.

      Pour parler d'un bloc il faudrait que son vote soit presque unanime. À croire que vous avez tendance à confondre "vote", "unanimité" et "choix définitif".

      En effet, le système actuel peut produire des quasi-dictatures. Quasi. Unn système proportionnel peut amener à la dictature raide de quelques opposants, pour une raison simple : la minorité d'administration étant presque automatique, aucun vote de défiance ne provoquera des élections.
      On passera d'une tentative de gouvernement à une autre pendant des mois, sinon des années, et à un gel des activités comme c'est arrivé en Belgique il y a peu.
      Non, ça ne peut pas arriver n'importe quand. Il faut un vote distribué à parts plutôt égales. Vous dites que jamais ça n'arrivera ? Ah oui?

      Plus une crise dure, plus les plus démunis le payent cher, plus les cris montent...
      Vous qui vous qualifiez de "révolutionnaire", peut-être que cet état de fait vous convient?

      Des questions :
      - Si 5% de la population vote "indépendant", quels députés de liste "indépendants" seront élus?
      - Comment se fait-il que QS, toujours prêt à accuser les autres de partisanerie, croit que les partis doivent avoir le dernier mot sur les députés de liste?
      - POurquoi QS rejette l'idée d'avoir un bulletin de vote double, où l'on peut voter pour un député de comté et séparément un parti, pour sa liste?
      - Craint-il autant ce vote qu'il craint un référendum à ce sujet ?
      - Jusqu'où QS est-il démocratique?
      - Croit-il les partis supérieurs à la vie politique?
      - Déjà QS refuse de nommer ses députés autrement que "porte-paroles", ce qui ne l'a pas empêché de faire une campagne de culte de la personnalité avec Massé. Qui est le plus important, le parti ou la personne élue ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 août 2019 12 h 13

      @Jean-François Trottier

      Autant la CAQ, que le PQ, que QS, le Parti vert et Option nationale se sont rangés derrière la proportionnelle de Q et l'ont même signée de leur main sans exiger de référendum. Même les libéraux sont plus démocratiques que vous et appuient désormais le principe.

      - Vous proposez que Legault se serve d'un référendum pour renier sa signature et un engagement majeur de son élection et fasse un Justin Trudeau de lui-même? - Révélateur.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 août 2019 12 h 27

      @Jean-François Trottier,

      Toute votre belle théorie ne repose sur des prédictions de malheurs dignes des astrologues et des tireuses de cartes.

      La misère des démunis, c'est avec des gouvernements stables les deux mains sur le volant du PQ et du PLQ qui l'ont maintenue durant des décennies avec un niveau d'aide sociale deux fois en dessous du seuil de pauvreté.

    • Jean-François Trottier - Abonné 25 août 2019 14 h 12

      Vos attaques sont tellement faciles, M. Montmartquette! Puériles dirais-je.

      Si vous êtes incapable de prévoir un minimum, vos paroles vlent autant qu'un un show de preacher américain, Crois ou meurs. Vive la morale à quatre cents!

      Nommez-moi 5 pays où la proportionnelle fonctionne bien, je vous nommerai cinq pays où les pouvoirs législatif et exécutif sont séparés. Bin quin!
      Vous ne retenes rien du gel des budgets américains? Suffiot que l'excutif dépende du législatif, ce qui n'a aucun sens puisqu'ils exercent des pouvoirs différents.

      Avec la très prochaine crise économique plus que prévisible, dans combien d'années croyez-vous à une montée de l'extrême-droite vindicative, tout autant que l'extrême-fgauche vindicative actuelle ?
      CInq, quatre, trois... Le décompte est commencé.

      C'est vous qui théorisez. Très mal.

      Si vous êtes persuadé de perdre un référendum, c'est que votre projet est mal expliqué. S'il est mal expliqué, c'est qu'il y a des "coins noirs" partout. Comment voulez-vous que la population vous fasse confiance ?
      En disant encore une fois "on est les bons"? "Faites-nous confiance", comme disait Charest? "populaire" comme disait je ne sais plus quel prétendu parti?
      Et le cul-de-sac des députés indépendants?
      Et l'impossibilité de voter différemment pour un député et un parti?

      Vos attaques sont indignes aussi pires que la Radio X et plus basses que celles de Martineau.

      Revenez-en de prendre les autres pour des imbéciles!
      Il n'y a rien de démocratique à voir des partis s'entendre, sauf en Chambre. Le reste est purement stratégique et dire les contraire est démagogique.

      Avoir le front de me parler de démunis, vous ? Qui êtes d'un parti qui les utilise à mort, seulement pour avoir raison dans leur morale faussement sociale?
      Vouis ne savez rien des démunis et encore moins des moyens pour les aider. Rien que ça.

      Vous les prenez pour des pas-riches! Calv...!

    • Jean-François Trottier - Abonné 25 août 2019 17 h 04

      J'ai fouillé pas mal.

      La seule révolution où les plus démunis n'ont pas trop souffert, c'est la révolution Cubaine. Pourquoi ? Parce que l'URSS y a investi des millions, question de faire une belle vitrine au communisme.
      Sinon, URSS, Tunisie, Syrie(!!!), Égypte, Chine, partout pendant 10 ans les plus pauvres sont devenus encore plus pauvres, et souvent ne s'en sont jamais relevé par la suite.
      Il y a aussi le Vénézuéla, que QS potait tant aux nues il y a si peu de temps... Ouan. Bravo pour l'aide aux pauvres! Génial!
      Les crises économiques ne sont pas plus, mais aussi pires de ce point de vue. La stabilité, tant politique qu''économique, est la base des seuls vrais changements.

      Les seuls pays qui ont su créer un climat social sain et la stabilité économique, i.e. en évitant les crises le plus possible, sont ceux qui justement ont renoncé à toute approche le moindrement marxiste depuis longtemps, j'ai nommé les pays scandinaves, exactement le contraire de QS quoi, qui ose se prétendre social-démocrtate pour raisons purement électoralistes.

      Les socio-démocrates ont il y a 100 ans dénoncé le marxisme comme un truc broche-à-foin bâti sur la haine, ce qui est vrai..
      Baser quoi que ce soit sur la lutte des classes est partiel, partial et foncièrement inhumain.

      À ce compte, veuillez me traiter de social-traître, ce sera un compliment.

  • Pierre Goulet - Abonné 24 août 2019 08 h 28

    Notre mode de scrutin

    Modifier le mode de scrutin présentement en vigueur au Québec serait fort dangereux. Le pouvoir de la majorité francophone serait mis en péril. De nouveaux petits partis se créeraient et il deviendrait difficile de gouverner. Il ne serait pas impossible qu'un parti anglophone détienne la balance du pouvoir... Est-ce cela que l'on veut? Regardons ce qui se passe en Italie actuellement. Ou en Israël où les petits partis extrémistes font la pluie et le beau temps. Un tel changement doit être approuvé par un référendum. Monsieur Legeault traîne comme un boulet une promesse inconsidérée.

    Pierre Goulet
    Gatineau

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 août 2019 11 h 17

      @Pierre Goulet,

      "De nouveaux petits partis se créeraient et il deviendrait difficile de gouverner." - Pierre Goulet

      C'est oublier que la stagnation et l'hégémonie politique des gros partis dans le bipartisme est une sérieuse entrave non seulement à la démocratie, mais au renouvellement, au changement et au progrès politique. En plus de négliger la règle des seuils admissibles, tel que recommandée par le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN).

      "La proposition de Solution démocratique concernant le seuil de représentation"

      Le Mouvement pour une démocratie nouvelle a analysé cette modalité en fonction de sa capacité à contribuer au respect de l’ensemble des objectifs démocratiques qu’il défend. Après avoir étudié l’ensemble des demandes citoyennes des dernières années, la documentation existante et après avoir mené une large consultation, il a conclu qu’un seuil de représentation se situant entre 3% et 5% serait approprié pour le Québec, dans le cadre d’un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire. C’est pourquoi cette modalité fait partie du mode de scrutin qu’il propose par la campagne Solution démocratique.

      Source :

      "Les éléments techniques à connaitre au sujet des modes de scrutin de la famille proportionnelle"

      https://www.democratienouvelle.ca/les-elements-techniques-a-connaitre-au-sujet-des-modes-de-scrutin-de-la-famille-proportionelle/

    • Jean-François Trottier - Abonné 25 août 2019 09 h 29

      M. Montmarquette,

      encore faudrait-il que vous arriviez à démontrer cette entrave, et surtout à démontrer qu'un multipartisme complexe fera plus avancer les choses. Depuis quand agir vite en politique garantit de ne pas faire d'erreur?

      Ça fait toujours bien de glisser le mot "hégémonie" quelque part, mmmmhhh? Une petite touche complotiste ajoute un petit piquant parfait pour rejoindre tous les mécontents sans distinction.
      Sauf que là on parle de solutions, pas du passé. Pour une personne qui fustige tout ce qui semble passéiste, faudrait voir.

      L'organisme Démocratie Nouvelle est voué à la proportionnelle et refuse de regarder toute alternative. Comme QS quoi. Belle ouverture d'esprit!
      Quoi ? Le débat est fini parce que les partis se sont "entendus"? Tellement bien "entendus" qu'on peut se passer de l'acceptation du peuple par référendum?
      Faut-il être partisan à ce point?
      Hé, les partis, c'est pas la vie politique! Autant dire "qui prend parti perd opinion personnelle"!

      Pour ma part, je serai toujours contre toute proportionnelle si le bulletin de vote ne contient qu'un seul choix, qui oblige à voter pour un député et en même temps pour la liste de son parti. Voter pour la personne n'est pas voter pour son parti, Je sais bien que QS confond ces notions le plus possible, je ne vois pas pourquoi je partagerais son manque de discernement.

      Le débat ne fait que commencer.